Les phénomènes météorologiques extrêmes ont provoqué des pertes humaines, des déplacements de populations et d’importantes perturbations économiques, mettant en évidence la vulnérabilité persistante du continent africain face au changement climatique.
Les événements météorologiques et climatiques extrêmes ont affecté au moins 13 millions de personnes et causé plus de 3 000 décès en Afrique en 2025, avec des répercussions majeures sur les économies, les moyens de subsistance et les infrastructures, selon le rapport sur l’état du climat en Afrique publié jeudi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
D’après ce document, les inondations ont constitué le principal risque climatique recensé sur le continent, représentant plus de la moitié des événements signalés. Au Nigéria, de graves crues survenues en mai ont fait plus de 200 morts, tandis qu’en République démocratique du Congo (RDC), des inondations enregistrées en avril ont causé plus de 160 décès.
L’OMM souligne également que la sécheresse a touché plus de 8,5 millions de personnes en Afrique de l’Est, aggravant l’insécurité alimentaire et la précarité des populations dépendantes de l’agriculture et de l’élevage.
Les cyclones tropicaux qui ont frappé le sud-ouest de l’océan Indien ont également accentué les pertes humaines et les dégâts matériels.
Selon l’agence onusienne, le réchauffement et l’acidification des océans continuent de fragiliser les écosystèmes marins ainsi que les moyens de subsistance des communautés côtières. L’élévation du niveau de la mer dépasse la moyenne mondiale sur plusieurs côtes africaines, augmentant les risques d’érosion et de submersion.
Le rapport met également en garde contre la disparition accélérée des glaciers africains. Sur le mont Kilimandjaro, leur superficie est passée de 11,4 km² en 1900 à moins de 1 km² au cours des dernières années, une évolution susceptible d’affecter les ressources en eau et d’accroître certains risques naturels.
« Les signes du changement climatique sont visibles partout en Afrique, de la hausse des températures à l’élévation du niveau de la mer, en passant par les inondations et les sécheresses dévastatrices », a déclaré la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, soulignant l’importance des systèmes d’alerte précoce pour protéger les populations.
L’organisation relève toutefois que moins de 40 % des pays africains disposent de capacités de préparation et de réponse jugées adéquates, malgré les progrès enregistrés dans certains États grâce au renforcement des services météorologiques et des dispositifs d’alerte.
ARD/te/Sf/APA






