Les présidents sénégalais Bassirou Diomaye Faye et gambien Adama Barrow ont tenu, jeudi à Dakar, la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, réaffirmant leur volonté de renforcer la coopération bilatérale dans des domaines allant des infrastructures à la sécurité transfrontalière.
Le président gambien Adama Barrow a effectué une visite de travail à Dakar les 11 et 12 juin 2026, à l’invitation de son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien.
Les deux chefs d’État se sont félicités de « l’excellence des relations » entre leurs deux pays, fondées selon le communiqué final sur « la fraternité, la confiance mutuelle, la solidarité et une vision commune de l’intégration régionale », a rapporté, vendredi, un communiqué du ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères parvenu à APA.
Connectivité et libre circulation au cœur des priorités
Les travaux, précédés d’une réunion d’experts les 9 et 10 juin puis d’une réunion ministérielle le 11 juin, ont permis, selon le document, d’évaluer la mise en œuvre des décisions des sessions antérieures et d’identifier de nouvelles priorités dans des domaines aussi variés que les infrastructures, l’énergie, les transports, la pêche, l’agriculture, l’éducation, la santé, le tourisme et la coopération judiciaire.
Faye et Barrow ont réaffirmé leur engagement à « accélérer la mise en œuvre des projets structurants » visant à renforcer la connectivité entre les deux pays et à « faciliter la libre circulation des personnes et des biens ».
Front sécuritaire commun
Sur le plan sécuritaire, les deux présidents ont appelé à intensifier la coopération entre leurs forces de défense face aux « défis transfrontaliers », citant explicitement la criminalité organisée, les trafics illicites, l’extrémisme violent et les menaces pesant sur la stabilité sous-régionale.
À l’issue de leurs travaux, les deux chefs d’État ont adopté les recommandations formulées par les experts et les ministres, instruisant les structures compétentes des deux pays d’en assurer « la mise en œuvre diligente ».
AC/Sf/APA






