Deux hauts responsables de la branche ouest-africaine de l’État islamique ont capitulé le 8 juin 2026 face aux troupes nigérianes, dans ce que le commandement militaire qualifie de « revers majeur » pour l’organisation terroriste opérant dans l’axe Mangari.
L’opération HADIN KAI a annoncé jeudi la reddition de deux commandants de haut profil de l’ISWAP (Islamic State West Africa Province), identifiés comme Ismail Mohammed et Abu Umar, capturés le 8 juin 2026 et actuellement en garde à vue pour profilage et débriefing.
Selon le porte-parole intérimaire de la Force opérationnelle interarmées Nord-Est, le lieutenant-colonel nigérian Haruna M. Sani, les deux individus occupaient des positions stratégiques au sein de la hiérarchie terroriste et opéraient dans l’axe Mangari, région du lac Tchad.
Deux profils de premier rang
Ismail Mohammed était un proche associé du chef supérieur de l’ISWAP Baa Shuwa, doté d’une connaissance approfondie de la structure de commandement du groupe. Abu Umar, quant à lui, était reconnu au sein du réseau comme spécialiste des engins explosifs improvisés (IED) montés sur véhicules, chargé de leur fabrication et maintenance.
L’interrogatoire des deux captifs a par ailleurs confirmé la neutralisation d’un troisième cadre, Mohammed Khalifa, membre du Conseil de la Shourah de l’ISWAP, tué lors d’opérations conjointes antérieures de l’OPHK.
Le commandement militaire interprète ces redditions comme le signe d’un « désespoir croissant » et d’un effondrement du moral dans les rangs de l’ISWAP, sous l’effet de la pression combinée des opérations offensives nigérianes et des frappes de précision menées avec le soutien de partenaires alliés.
L’opération HADIN KAI, lancée pour éradiquer les groupes jihadistes dans le nord-est du Nigéria, dit entendre « maintenir une pression inlassable » sur l’ensemble des réseaux terroristes actifs dans le théâtre du lac Tchad.
AC/Sf/APA





