Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a tenu son premier congrès ordinaire les 14 et 15 mai 2026 au Palais de la culture de Treichville, à Abidjan. Marqué par une volonté de réorganisation, ce rendez-vous a débouché sur des sanctions lourdes contre des cadres indisciplinés.
Au lendemain du premier congrès ordinaire du PPA-CI, la formation politique de l’ex-président Laurent Gbagbo affiche sa fermeté. Après les remous liés aux échéances électorales de 2025, le parti a tranché, actant des suspensions et des radiations pour « indisciplines caractérisées ».
Figure de proue du parti, Stéphane Kipré, ancien Premier vice-président exécutif et membre du Conseil stratégique et politique (CSP), a écopé de la sanction la plus lourde en termes de suspension : 18 mois d’interdiction de toute activité au sein du parti et de participation aux élections internes.
Cette sanction fait suite à sa participation aux élections législatives de 2025, pour désobéissance à la consigne de boycott édictée par la direction du PPA-CI. Dans une déclaration, le député de la nation a pris acte de la décision avec « dignité ».
Malgré la lourdeur de la peine, Stéphane Kipré a réaffirmé son ancrage au sein du parti de Laurent Gbagbo. « Pendant ces 18 mois, je réfléchirai à mon retour. Je ne quitterai pas le PPA-CI, contrairement au souhait de certains, et je resterai debout », a-t-il déclaré.
Il a annoncé une période de réflexion, d’écriture et de prise de parole sur la vie du parti. Il a également promis de continuer à s’exprimer sur les sujets nationaux en sa qualité de député.
Série de radiations au sein du parti
Le PPA-CI, parti fondé par Laurent Gbagbo, a radié trois de ses cadres à l’issue de son premier congrès ordinaire, tenu les 14 et 15 mai 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan. Cette décision, entérinée par un vote massif des congressistes, vise à sanctionner ces actes de désobéissance.
Il s’agit notamment d’Ahoua Don Mello, ancien vice-président exécutif et candidat dissident à l’élection présidentielle d’octobre 2025, d’Antoine Kanga Kacou, ancien SGA en charge du District des Lacs, et d’Ahilé Fernand dit « Léo Côte d’Ivoire », ancien secrétaire national.
Malgré ces purges, l’ambiance du congrès, saluée par M. Kipré, visait à relancer la machine du parti. Le message adressé aux militants est clair : se tourner vers les futurs enjeux nationaux et soutenir l’action de Laurent Gbagbo.
Le parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo espère refermer la page des dissensions internes pour se focaliser sur l’opposition au pouvoir en place, avec en ligne de mire la libération des camarades encore détenus.
AP/Sf/APA






