Six camions marocains ont été incendiés le 6 mai dans l’ouest malien lors d’une attaque attribuée à un groupe affilié au JNIM, sans faire de victimes parmi les chauffeurs.
Six camions marocains ont été pris pour cible mercredi 6 mai sur un axe frontalier entre la Mauritanie et le Mali, selon des informations rapportées par Le360, citant une responsable de l’Union des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest, de la Mauritanie et du Maroc au Mali. L’attaque s’est produite sur la route reliant Gogui Zammal au village malien de Gogui, dans la région de Nioro du Sahel, une zone considérée comme instable où opèrent plusieurs groupes armés. Les véhicules transportaient des denrées alimentaires à destination de Bamako.
Selon les informations recueillies par le média marocain, des hommes armés affiliés à la Katiba Macina, branche du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ont intercepté les camions avant d’y mettre le feu. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des assaillants s’attaquant aux réservoirs de carburant, provoquant rapidement des incendies. La représentante de l’UCRAO au Mali a précisé qu’aucune perte humaine n’était à déplorer parmi les conducteurs marocains.
Cet épisode intervient dans un contexte sécuritaire dégradé, marqué par une recrudescence des attaques dans plusieurs régions maliennes.
D’après la même source, ces opérations viseraient notamment à perturber les circuits d’approvisionnement vers Bamako, dans un pays fortement dépendant des flux logistiques en provenance du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest. Les corridors commerciaux reliant la Mauritanie et le Mali apparaissent ainsi particulièrement exposés.
Les responsables du secteur du transport pointent également des manquements aux consignes de sécurité. La représentante de l’UCRAO souligne que certains conducteurs ne respectent pas les obligations de circulation en convois escortés par les forces armées maliennes, un dispositif instauré pour limiter les risques dans les zones sensibles. Elle insiste sur la nécessité d’une discipline accrue afin de sécuriser les trajets dans ces régions.
Ce nouvel incident s’inscrit dans une série d’attaques visant des transporteurs marocains dans l’espace sahélien. En janvier 2025, plusieurs camions avaient déjà été pris pour cible près de Nioro du Sahel, tandis que quatre chauffeurs avaient été enlevés dans la zone des trois frontières entre le Niger et le Burkina Faso, illustrant la vulnérabilité persistante des routes commerciales dans cette partie du continent.
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