Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a affirmé ce mercredi 8 avril que les Etats-Unis, l’Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu « partout », y compris au Liban, à la suite d’une médiation pakistanaise visant à mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.
« J’ai le plaisir d’annoncer que la République islamique d’Iran et les Etats-Unis, ainsi que leurs alliés, ont accepté un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs, AVEC EFFET IMMEDIAT », a précisé M. Sharif sur X en employant des majuscules à la fin de son message.
Les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord mardi soir pour un cessez-le-feu de deux semaines, en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, un peu plus d’une heure avant l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump menaçant la République islamique.
Après plus de cinq semaines de frappes israélo-américaines sur l’Iran, Téhéran a indiqué que des pourparlers avec Washington débuteront vendredi au Pakistan, médiateur clé dans la crise au Moyen-Orient.
« À la suite de discussions avec le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir du Pakistan, qui m’ont demandé de suspendre l’intervention militaire prévue ce soir contre l’Iran, et sous réserve que la République islamique accepte l’ouverture totale, immédiate et sécurisée du détroit d’Ormuz, j’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pour deux semaines », a écrit le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Le dernier d’une série d’ultimatums de Donald Trump donnait à Téhéran jusqu’à 20 h, heure de Washington (minuit GMT), pour rouvrir ce passage maritime stratégique, par lequel transitait avant la guerre 20 % du brut mondial.
« Il s’agira d’un cessez-le-feu réciproque ! », a ajouté Trump, soulignant que les États-Unis « ont déjà atteint et dépassé tous nos objectifs militaires » depuis le début des frappes américano-israéliennes le 28 février. Le président américain avait menacé de cibler mardi à 20H00 (Heure de Washington) des infrastructures stratégiques, notamment des installations énergétiques et des ponts, si Téhéran ne procédait pas à la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite environ un cinquième des hydrocarbures consommés à l’échelle mondiale.
L’accord est considéré comme une « victoire » pour les États-Unis, a affirmé mardi soir la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. « C’est une victoire rendue possible par le président Donald Trump et nos formidables forces armées », a-t-elle déclaré sur le réseau X.
Pour sa part, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’est félicité de l’annonce et a appelé les parties à respecter cet accord afin de parvenir à une paix « durable et globale » dans la région. « Le Secrétaire général souligne l’urgence de mettre fin aux hostilités pour protéger les vies civiles et atténuer les souffrances humaines », indique le communiqué de l’ONU.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que l’Iran acceptait de rouvrir le détroit d’Ormuz dans le cadre d’une trêve de deux semaines conditionnée par l’arrêt des frappes israélo-américaines.
AK/Sf/APA







