L’Union africaine renforce son action multisectorielle face aux maladies non transmissibles, aux traumatismes et aux troubles de santé mentale, responsables de la majorité des décès prématurés sur le continent.
Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont endossé un cadre continental multisectoriel visant à freiner la progression des maladies non transmissibles (MNT), des traumatismes et des troubles de santé mentale, responsables de plus de 70 % des décès prématurés sur le continent, a annoncé le Africa CDC.
Adoptée lors de la 39e session ordinaire de l’Union africaine tenue en février 2026, cette « Position commune » sur l’engagement multisectoriel en matière de prévention et de contrôle des MNT, des traumatismes et de la santé mentale a été rendue publique dans une correspondance publiée le 28 mars dans la revue The Lancet.
Élaboré sous la coordination de l’Africa CDC, le cadre avait été validé par les États membres en septembre 2025 avant son adoption au plus haut niveau politique. Ses auteurs estiment que cet endossement est déterminant pour mobiliser à la fois l’engagement des gouvernements et les financements, internes comme externes.
La démarche est motivée par l’ampleur du fardeau sanitaire en Afrique. Les maladies cardiovasculaires et autres MNT représentent plus de 70 % des décès prématurés, tandis que les traumatismes routiers affichent un taux de mortalité de 26,6 décès pour 100 000 habitants, en hausse. Parallèlement, les troubles de santé mentale affectent environ 14 % de la population africaine.
Le dispositif repose sur quatre axes stratégiques. Le premier est une plateforme continentale lancée en novembre 2023 pour promouvoir une approche globale impliquant l’ensemble des secteurs publics et de la société.
Le deuxième axe concerne la Position commune elle-même, conçue pour harmoniser les politiques sectorielles. Le troisième prévoit l’élaboration de plans d’action nationaux multisectoriels couvrant notamment la santé, les finances, l’éducation, l’agriculture et le commerce.
Enfin, le quatrième engage l’Africa CDC à fournir un appui technique aux États membres, avec un suivi basé sur un tableau de bord numérique.
Cette initiative s’inscrit dans l’Agenda africain pour la sécurité sanitaire et la souveraineté, axé sur la transformation numérique des systèmes de santé et la mise en place de mécanismes de financement durables.
La correspondance est signée par plusieurs experts affiliés à l’Africa CDC, dont son directeur général, Jean Kaseya, basé à Addis-Abeba.
AC/Sf/APA







