Le Caire négocie des importations mensuelles d’au moins un million de barils pour sécuriser ses raffineries.
L’Égypte a engagé des discussions avec la Libye afin d’importer au moins un million de barils de pétrole par mois, dans un contexte de perturbations affectant ses approvisionnements en provenance du Golfe. Selon Asharq Business, citant un responsable gouvernemental, ces démarches interviennent après des difficultés logistiques liées à la navigation dans le détroit d’Ormuz, qui ont affecté les livraisons de brut koweïtien.
Ces négociations, menées entre la National Oil Corporation (NOC) libyenne et l’Egyptian General Petroleum Corporation, visent à garantir la continuité d’approvisionnement des raffineries égyptiennes. Le système énergétique du pays repose en partie sur des importations régulières, notamment en provenance du Koweït, ce qui renforce l’intérêt d’un partenariat alternatif avec la Libye, acteur régional disposant de capacités d’exportation importantes.
Jusqu’à présent, l’Égypte importait entre un et deux millions de barils par mois de pétrole koweïtien, auxquels s’ajoutait environ un million de barils fournis par Saudi Aramco via des facilités de crédit. Or, la Kuwait Petroleum Corporation a invoqué un cas de force majeure sur ses ventes, à la suite des perturbations maritimes dans le détroit d’Ormuz, lui permettant de suspendre ou de rééchelonner ses livraisons sans pénalités contractuelles.
Ce repositionnement s’inscrit dans un contexte énergétique international fragilisé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du commerce mondial de pétrole, connaît un ralentissement marqué du trafic maritime, ce qui pèse directement sur les chaînes d’approvisionnement et alimente les incertitudes sur les marchés.
Dans le prolongement de ces tensions, QatarEnergy a annoncé la suspension de ses opérations sur son principal site d’exportation de gaz naturel liquéfié à la suite d’une attaque de drone. L’ensemble de ces perturbations contribue à une pression accrue sur les prix du pétrole et des produits raffinés, renforçant la nécessité pour les importateurs africains, dont l’Égypte, de diversifier rapidement leurs sources d’approvisionnement.
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