Le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, a rendu un hommage vibrant à l’ancien Premier ministre français Lionel Jospin, décédé le 22 mars 2026. Entre fraternité idéologique et respect institutionnel, l’ex-chef d’État ivoirien a salué un modèle de socialisme démocratique.
L’annonce du décès de Lionel Jospin a fait réagir bien au-delà des frontières de l’Hexagone. Depuis Abidjan, Laurent Gbagbo, président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a tenu à saluer la mémoire d’un homme qu’il qualifie de « grand leader du socialisme démocratique ».
Dans une note empreinte de gravité, Gbagbo a décrit l’illustre disparu comme un homme d’État « rigoureux et intègre ». Pour le leader du PPA-CI, Lionel Jospin a su incarner, tout au long de sa carrière, une gauche de responsabilité, profondément attachée aux valeurs de la démocratie et de l’État de droit.
« Par son action à la tête de l’État français, il a démontré que la politique peut être un véritable levier de justice sociale, de dignité pour les travailleurs et de progrès pour les peuples », a souligné l’ancien président ivoirien.
Au-delà de l’hommage diplomatique, c’est la dimension militante qui transparaît dans les mots de Laurent Gbagbo. Selon lui, l’engagement de Lionel Jospin pour la souveraineté des peuples trouve un écho particulier dans la lutte qu’il mène lui-même en Côte d’Ivoire depuis plusieurs décennies.
Le parcours de l’ancien Premier ministre français est présenté comme une boussole pour les socialistes du monde entier : « Le socialisme doit rester un outil de transformation réelle, au service du peuple, sans compromis, ni avec l’injustice, ni avec les violations des libertés », a-t-il rappelé.
« Honneur et respect à un grand camarade », a lancé Laurent Gbagbo pour réaffirmer les liens historiques qui unissent les familles socialistes des deux continents. Cet hommage marque la fin d’une époque pour cette génération de dirigeants qui ont partagé une vision commune du progrès social à la fin du XXe siècle.
AP/Sf/APA







