Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a tiré la sonnette d’alarme face à la montée des cas de pédocriminalité et de violences faites aux enfants, appelant à une mobilisation générale pour protéger les mineurs sur l’ensemble du territoire du Sénégal.
Dans un communiqué officiel publié samedi, le département en charge de la protection de l’enfance dénonce « avec la plus grande fermeté » des actes jugés « inacceptables », qui portent atteinte à l’intégrité physique et psychologique des enfants, en particulier ceux en situation de vulnérabilité. Le texte souligne que ces dérives constituent des violations graves des droits fondamentaux des enfants et compromettent leur développement ainsi que l’avenir de la nation.
Le ministère rappelle que « tout acte de violence ou d’exploitation, quel qu’il soit, constitue une infraction grave » passible de poursuites judiciaires et de sanctions pénales rigoureuses. Il réaffirme l’engagement de l’État à garantir à chaque enfant un environnement sûr, protecteur et propice à son plein épanouissement, conformément aux engagements nationaux et internationaux du Sénégal en matière de protection de l’enfance.
Dans cette dynamique, les autorités appellent à une mobilisation collective de tous les acteurs – familles, leaders communautaires, enseignants, organisations de la société civile, médias et services de sécurité – afin de renforcer la vigilance, prévenir les abus et favoriser le signalement rapide de toute situation suspecte.
Le communiqué insiste sur la nécessité de briser le silence autour des violences sexuelles, de protéger les victimes et de faciliter leur prise en charge psychologique, sociale et judiciaire. Les citoyens sont ainsi invités à signaler sans délai tout cas d’abus ou de danger aux forces de sécurité.
Cet appel intervient dans un contexte d’émotion nationale, marqué notamment par l’affaire Pierre Robert, qui a mis en lumière l’existence de réseaux d’exploitation sexuelle de mineurs et la vulnérabilité de certains enfants, notamment ceux en situation de rue ou d’extrême précarité. Sans se prononcer sur une procédure judiciaire en cours, le ministère souligne que de telles affaires rappellent l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de répression.
Pour les autorités, la protection de l’enfance doit être érigée en priorité absolue et constituer une responsabilité partagée par l’ensemble de la société.
AC/Sf/APA







