Le Royaume du Maroc a enregistré près de 100 transactions en 2025, en hausse d’environ 65% sur un an, selon le cabinet HSF Kramer, consolidant son positionnement parmi les marchés africains les plus dynamiques en matière de fusions-acquisitions.
Dans son rapport publié le 12 février 2026, intitulé « Africa – Holding firm / M&A activity in the continent is expected to stay strong in 2026 despite ongoing uncertainty », HSF Kramer souligne que l’activité marocaine s’est nettement densifiée en 2025. Cette progression place le Maroc derrière les grands pôles continentaux que constituent l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Kenya, mais confirme son statut de place transactionnelle montante.
Selon l’étude, l’Afrique du Sud demeure le principal moteur en valeur, captant 35% du total des transactions, devant le Kenya (20%) et l’Égypte (15%). En volume, l’Égypte arrive en tête avec plus de 200 opérations recensées en 2025, suivie de l’Afrique du Sud à un niveau légèrement inférieur à 200. Dans ce paysage dominé par les grandes économies africaines, le Maroc se distingue par le rythme de sa progression et par la régularité des opérations réalisées.
Le rapport met en évidence une augmentation de plus de 40% de la valeur des opérations entrantes — acquisitions d’entreprises africaines par des investisseurs étrangers — par rapport à 2024. Les opérations sortantes, impliquant des entreprises africaines acquérant des sociétés à l’étranger, ont progressé de près de 85% en glissement annuel, malgré un léger repli du nombre total de transactions. Cette dynamique intervient dans un environnement international marqué par des conditions financières plus restrictives et des incertitudes géopolitiques persistantes.
Du côté des investisseurs étrangers, la Suisse arrive en tête en valeur avec 3,4 milliards de dollars engagés sur six transactions, suivie du Japon (3 milliards sur huit opérations) et du Royaume-Uni (2,7 milliards sur 35 opérations). Les États-Unis dominent en nombre avec 50 transactions, devant la France, créditée de 25 opérations pour un montant cumulé de 300,61 millions de dollars.
Sur le plan sectoriel, les biens de consommation ont dominé en valeur et en volume, portés notamment par l’acquisition de Coca-Cola Beverages Africa par Coca-Cola Hellenic Bottling Company pour 2,6 milliards de dollars. L’énergie occupe le deuxième rang en valeur, illustrant l’intérêt soutenu pour les actifs énergétiques africains.
Pour 2026, HSF Kramer anticipe une activité soutenue, appuyée par la confiance des investisseurs et par la perception croissante du continent comme zone stratégique pour les minerais critiques et les ressources énergétiques.
MK/AK/Sf/APA







