Le 24 juin est une date marquée par des moments contrastés de l’histoire africaine, entre exploits sportifs, tragédies humaines et combats pour la souveraineté. De la victoire symbolique des Springboks en Afrique du Sud à la catastrophe ferroviaire d’Igandu en Tanzanie, cette journée a laissé une empreinte durable sur le continent.
Le 24 juin 1995, l’Afrique du Sud remporte pour la première fois la Coupe du monde de rugby en battant la Nouvelle-Zélande 15 à 12 après prolongation au stade Ellis Park de Johannesburg. Un drop de Joel Stransky offre le titre aux Springboks dans une finale devenue légendaire.
Au-delà de l’exploit sportif, l’événement entre dans l’histoire pour sa portée politique. Quelques mois après les premières élections démocratiques du pays, le président Nelson Mandela apparaît sur la pelouse vêtu du maillot vert numéro 6 du capitaine François Pienaar pour remettre le trophée Webb Ellis. Cette image devient l’un des symboles les plus puissants de la réconciliation nationale post-apartheid et de l’unité d’une nation longtemps divisée par la ségrégation raciale.
Sept ans plus tard, le 24 juin 2002, la Tanzanie est frappée par l’une des pires catastrophes ferroviaires du continent. À Igandu, près de Dodoma, un train de passagers transportant plus d’un millier de voyageurs perd ses freins dans une descente avant de percuter un train de marchandises à l’arrêt.
Le bilan officiel fait état de 281 morts et de plusieurs centaines de blessés. Une partie importante des victimes revenait d’un rassemblement religieux. Le drame met en lumière l’état de dégradation des infrastructures ferroviaires tanzaniennes et relance le débat sur leur modernisation.
Le 24 juin s’inscrit également dans une séquence majeure de l’histoire des indépendances africaines. En 1975, le Mozambique vit les dernières heures de la domination coloniale portugaise avant la proclamation de son indépendance le 25 juin, à l’issue de plus d’une décennie de lutte armée menée par le Front de libération du Mozambique (Frelimo).
Sur le plan sportif, cette date rappelle aussi le parcours du Ghana lors de la Coupe du monde 2010 organisée en Afrique du Sud. Les Black Stars, seule équipe africaine qualifiée pour les quarts de finale, entretiennent alors l’espoir d’un premier dernier carré africain dans l’histoire du tournoi.
Sf/APA







