Intervenant lors de la session de travail du Comité des Dix (C-10) de l’Union africaine consacrée à la réforme du Conseil de sécurité, le responsable libyen Mohammed Menfi a rappelé que la Libye figure parmi les membres fondateurs de ce mécanisme chargé de renforcer la présence du continent dans le système onusien. La réunion s’est tenue en marge des travaux de l’organisation panafricaine dans la capitale éthiopienne.
Selon Mohammed Menfi, l’adhésion aux dispositions de la Déclaration de Syrte et du Consensus d’Ezulwini « incarne la position africaine unifiée » en faveur d’une réforme structurelle du Conseil de sécurité. Cette réforme impliquerait l’octroi à l’Afrique de deux sièges permanents assortis de l’ensemble des prérogatives afférentes, ainsi que de deux sièges non permanents supplémentaires. Une telle configuration, a-t-il soutenu, refléterait « le statut et le poids croissant » du continent sur la scène internationale.
Le dirigeant libyen a souligné que l’Afrique demeure le seul continent dépourvu de représentation permanente au sein de l’organe exécutif des Nations Unies, malgré son poids démographique et économique. Il a mis en avant les ressources naturelles du continent, sa croissance démographique soutenue, son rôle dans le commerce international ainsi que sa contribution historique au progrès humain, estimant que ces éléments justifient une révision de l’architecture actuelle de la gouvernance mondiale.
En conclusion, Mohammed Menfi a insisté sur le caractère « non négociable » de la position africaine commune, considérant que la réforme du Conseil de sécurité est devenue « une nécessité urgente » au regard des transformations géopolitiques et économiques mondiales. Pour les États africains, a-t-il souligné, l’objectif est d’aboutir à un système international plus équilibré et plus équitable, en adéquation avec les réalités contemporaines.
MK/AK/Sf/APA







