Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso a lancé jeudi un avertissement solennel contre une campagne de désinformation visant à déstabiliser les institutions de l’État, appelant les citoyens à la vigilance face aux contenus malveillants sur les plateformes numériques.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a constaté, au cours de ces dernières semaines, le déroulement d’une campagne de désinformation orchestrée sur les réseaux sociaux numériques.
Dans un communiqué rendu public jeudi à Ouagadougou et signé par son président W. Louis Modeste Ouédraogo, l’institution de régulation dénonce des publications malveillantes et tendancieuses portant des faits montés de toutes pièces et des propos falsifiés ou sortis de leur contexte.
Selon le CSC, ces agissements, coordonnés par « les ennemis du peuple dont certains sont hors du pays », visent à dénigrer systématiquement les hautes autorités de l’État. L’objectif recherché serait de semer le doute et la confusion au sein de l’opinion publique et de fragiliser la cohésion sociale dans le contexte actuel du pays.
L’institution rappelle avec fermeté que « l’espace numérique n’est point une zone de non-droit » et qu’il est de la responsabilité de tous d’éviter que les réseaux sociaux ne deviennent des vecteurs de déstabilisation sociale. Des actions sont en cours, en étroite collaboration avec les autres services compétents de l’État, pour le suivi rigoureux des contenus et pour une application stricte de la loi.
Le CSC invite par conséquent le public et les usagers des réseaux sociaux numériques à faire preuve de prudence et de discernement, en n’accordant aucun crédit à ces publications malveillantes. Les internautes sont appelés à s’abstenir de commenter, de partager ou d’approuver par des mentions « J’aime » ou « Like » de telles publications, dont les auteurs seraient au service des intérêts des ennemis de la nation.
L’institution de régulation se dit saisie de la question et assure pouvoir compter sur l’engagement patriotique et citoyen de tous pour la promotion d’un espace civique numérique au service de la paix, de la cohésion sociale et du développement.
Ho/Sf/APA







