À l’occasion du 65ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre le Mali et la Chine, les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération en matière de sécurité. Une dynamique illustrée par une rencontre officielle tenue à Bamako le 3 février 2026 entre les autorités maliennes et l’ambassadeur de Chine.
Le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a reçu en audience l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine au Mali, Li Xiang, dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires et la volonté affichée des autorités maliennes de diversifier leurs partenariats stratégiques. La rencontre s’inscrit dans le prolongement d’une relation bilatérale ancienne, établie en 1961, et régulièrement mise en avant par les deux parties comme fondée sur le respect mutuel et la non-ingérence.
Selon les informations communiquées par les autorités maliennes, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération sécuritaire, en particulier dans les domaines relevant de la sécurité intérieure et de la protection civile. La question de la protection des ressortissants chinois présents au Mali a également été abordée, alors que plusieurs entreprises chinoises opèrent dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, les mines et l’énergie.
Au-delà de cette audience, la coopération sécuritaire sino-malienne repose sur des appuis déjà documentés au cours des dernières années. Pékin a fourni au Mali des équipements destinés aux forces de défense et de sécurité, comprenant des véhicules, du matériel logistique et des équipements de protection, dans le cadre de dons ou d’accords de coopération. La Chine a également contribué à des programmes de formation et de renforcement des capacités, notamment au profit des forces de sécurité intérieure, en mettant l’accent sur la lutte contre la criminalité, la gestion de l’ordre public et la protection des sites sensibles.
Cette coopération s’inscrit dans une approche plus large de la Chine en Afrique, privilégiant l’appui matériel, la formation et l’assistance technique, sans engagement militaire direct. À Bamako, les autorités voient dans ce partenariat un complément aux efforts nationaux visant à améliorer la sécurité des populations et à stabiliser les zones affectées par l’insécurité.
Cette rencontre intervient après la visite du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, en Chine en septembre 2024, au cours de laquelle les deux pays avaient affiché leur volonté de renforcer leur coopération, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense.
MD/Sf/APA







