La capitale économique ivoirienne a accueilli, ce vendredi 23 janvier 2026, le lancement officiel du programme Global Engineer Girls Côte d’Ivoire (GEG-CI), visant à propulser les femmes dans l’ingénierie.
L’initiative internationale GEG-CI, portée par la Fondation Limak et mise en œuvre en partenariat avec l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro, vise à briser les plafonds de verre pour les femmes dans les secteurs techniques.
Initialement né en Turquie en 2015, le programme GEG s’implante désormais en Côte d’Ivoire, faisant du pays le 8e État au monde à bénéficier de cette expertise. Le projet cible spécifiquement les jeunes femmes engagées dans les filières STIM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), des domaines historiquement dominés par la gent masculine.
La cérémonie a été marquée par la signature d’une convention entre Limak Afrika, filiale du groupe turc de cimenterie, et l’INP-HB. Selon Erdem Öner, Directeur général de Limak Afrika, ce programme à « fort impact social » propose un package complet : bourses d’études, mentorat personnalisé, formations spécifiques et, surtout, des perspectives de carrière concrètes au sein des entreprises du groupe à travers le monde.
« Concrètement, le programme va offrir des opportunités d’emploi aux bénéficiaires (…) afin de mieux construire leur vie professionnelle », a souligné M. Öner, précisant que le succès du programme au Kosovo, au Koweït ou encore au Mozambique présage de bons résultats en terre ivoirienne.
Pour Moussa Diaby, Directeur général de l’INP-HB, ce partenariat est une opportunité stratégique pour encourager les jeunes filles, notamment celles des classes préparatoires, à intégrer les écoles d’ingénieurs spécialisées (mines, pétrole, agronomie, travaux publics). L’objectif est clair : augmenter durablement le taux de féminisation dans les cycles ingénieurs de l’Institut.
L’ambassadrice de Turquie en Côte d’Ivoire, Deniz Erdoğan Barım, a salué cette coopération bilatérale, assurant que l’ambassade suivrait de près l’évolution des carrières de ces futurs leaders techniques.
Le point d’orgue de cette journée a été la remise des certificats d’admission à la première cohorte composée de dix étudiantes sélectionnées pour leur excellence académique. Parmi elles, Carmi Koukoua, étudiante en 3e année (traitement des eaux), voit en ce programme un « cadre de bienveillance » essentiel.
« Cela montre que lorsque les jeunes filles sont accompagnées et valorisées, elles peuvent pleinement s’épanouir et contribuer efficacement aux filières technologiques », a-t-elle témoigné avec émotion.
Avec cette signature, l’INP-HB et Limak Afrika ouvrent une nouvelle voie vers l’égalité des chances dans l’industrie ivoirienne, plaçant l’éducation et le mentorat au cœur du développement économique.
AP/Sf/APA







