Le délégué général du gouvernement tchadien auprès de la province du Salamat, le général Ismat Issakha Acheïkh, a formellement démenti, jeudi, les rumeurs faisant état d’un départ massif de jeunes de la province vers la rébellion.
Lors d’un point de presse tenu le 22 janvier 2026 à son bureau, le responsable administratif tchadien Ismat Issakha Acheïkh a rejeté les informations diffusées depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, selon lesquelles des jeunes du Salamat auraient rejoint la rébellion de Korbol.
Il a qualifié ces allégations de « mensongères, infondées et dangereuses », estimant qu’elles relèvent de tentatives de division et d’incitation au soulèvement.
Le général Ismat Issakha Acheïkh a assuré que, depuis sa prise de fonction, la jeunesse de la province est restée solidaire des autorités locales et engagée aux côtés de l’administration dans le maintien de la stabilité.
Ces démentis interviennent dans un contexte marqué par des informations faisant état, depuis le 13 janvier, d’accrochages dans la sous-préfecture de Korbol, dans le sud-est du pays.
L’état-major général des armées tchadiennes a confirmé, dans un communiqué publié le 14 janvier, des affrontements violents dans la zone, tout en écartant la thèse d’une action rebelle organisée.
Selon l’armée, les incidents seraient plutôt le fait de groupes de bandits armés, une analyse reprise par le délégué général du gouvernement.
Pour expliquer les mouvements observés dans certaines localités, Issakha Acheïkh a évoqué la période des récoltes du mil, communément appelé « béré-béré », durant laquelle de nombreux habitants se rendent dans les champs, laissant temporairement leurs villages pour sécuriser les cultures.
« Aucune jeunesse de la province du Salamat n’a rejoint la rébellion de Korbol », a-t-il insisté, appelant à la vigilance face à la propagation de fausses informations.
RNK/ac/Sf/APA







