Le bilan des intempéries en Tunisie s’est alourdi à cinq morts tandis que quatre pêcheurs restent portés disparus, après trois jours de pluies d’une intensité inédite depuis plusieurs décennies, selon les autorités.
Les fortes intempéries qui frappent la Tunisie depuis le début de la semaine ont fait au moins cinq morts, a indiqué mercredi la Protection civile. Une personne est décédée à Nabeul, dans le nord-est du pays, portant à cinq le nombre total de victimes, après quatre décès enregistrés précédemment à Moknine, dans le gouvernorat de Monastir (centre-est). Les pluies torrentielles ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs régions, entraînant la fermeture d’établissements scolaires et de nombreux commerces.
Selon Khalil Mechri, porte-parole de la Protection civile, les équipes de secours restent mobilisées face à une situation jugée critique.
« Les perturbations météorologiques vont se poursuivre avec une intensité moindre mais le niveau de vigilance demeure élevé », a-t-il déclaré, soulignant que les interventions se poursuivent dans les zones les plus touchées.
Par ailleurs, quatre pêcheurs sont toujours portés disparus après être sortis en mer lundi lors d’une tempête au large de Teboulba, près de Monastir, a rapporté une radio locale. Un cinquième pêcheur a été retrouvé sain et sauf. Les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions rendues difficiles par l’état de la mer. Le président tunisien, Kaïs Saïed, s’est rendu mardi dans plusieurs localités affectées, dont Teboulba, afin de constater l’ampleur des dégâts, selon les médias nationaux.
Sur le plan opérationnel, la Protection civile a recensé 466 opérations de pompage d’eau en trois jours, ainsi que le sauvetage de 350 personnes piégées par la montée des eaux. Des images diffusées par l’AFP et sur les réseaux sociaux montrent des quartiers entiers inondés, des routes submergées et des véhicules immobilisés, notamment sur des axes majeurs de la capitale Tunis.
L’Institut national de la météorologie (INM) a fait état de quantités de pluie qualifiées d’« exceptionnelles » pour un mois de janvier dans des régions telles que Monastir, Nabeul et le Grand Tunis. Selon Abderazak Rahal, directeur des prévisions à l’INM, des niveaux comparables n’avaient pas été enregistrés depuis 1950 dans certaines de ces zones. Les précipitations soutenues ont quasiment été continues depuis lundi soir dans la capitale et les régions du centre-est.
Dans l’Algérie voisine, les intempéries ont également causé des pertes humaines, avec deux décès signalés ces derniers jours à Relizane et à Chlef, selon la Protection civile algérienne, tandis que des quartiers ont été submergés et des routes coupées à Alger, Relizane et Tipaza.
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