Le chef du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a approuvé à Tripoli la Charte nationale pour la réconciliation, présentée comme une étape fondatrice vers la paix sociale et la stabilité durable du pays.
Le chef du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a approuvé mercredi 7 janvier à Tripoli la Charte nationale pour la réconciliation, lors d’une cérémonie officielle organisée en présence des membres du Conseil suprême pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que de représentants des missions diplomatiques accréditées en Libye, selon le bureau des médias du Conseil présidentiel.
Dans son discours d’ouverture, Mohammed Menfi a affirmé que cette charte est « le fruit d’un effort national sincère et d’une volonté collective », fondée sur la conviction que la Libye ne peut accéder ni à la stabilité ni au progrès sans réconciliation globale. Il a insisté sur l’importance du dialogue, de la tolérance et de la primauté de l’intérêt national, estimant que ces principes constituent les piliers indispensables à la reconstruction de l’État libyen après des années de divisions politiques et de tensions armées.
Le chef du Conseil présidentiel a souligné que la signature de la charte ne constitue pas une fin en soi. « Elle ne marque pas la fin de ce chemin, mais plutôt le début d’une nouvelle phase », a-t-il déclaré, évoquant une étape qui exige un engagement continu, sérieux et responsable de l’ensemble des acteurs nationaux.
Selon lui, l’enjeu réside désormais dans la mise en œuvre effective de la charte et dans la traduction de ses principes en résultats concrets perceptibles par les citoyens dans leur vie quotidienne.
Sur le plan institutionnel, Mohammed Menfi a annoncé son plein soutien au Conseil suprême pour la paix et la réconciliation nationale, créé en vertu de la Charte. Il a rappelé que cette instance jouera un rôle central dans le suivi et la supervision de l’application des engagements pris, ainsi que dans l’accompagnement du processus de réconciliation afin d’en garantir la continuité.
Cette démarche vise, selon ses propos, à instaurer durablement la paix sociale, à promouvoir la justice, à faciliter les mécanismes de réparation et à rétablir la confiance entre les Libyens.
Dans une dimension symbolique et politique forte, le chef du Conseil présidentiel a également annoncé l’adoption d’une décision faisant du 7 janvier de chaque année la Journée nationale pour la paix et la réconciliation. Il a précisé que la réconciliation « n’est pas une option politique temporaire », mais un devoir religieux et national, un choix stratégique et une responsabilité historique envers le pays et les générations futures.
Cette approbation intervient dans un contexte où la communauté internationale appelle régulièrement les acteurs libyens à privilégier le dialogue et les solutions inclusives. La Charte nationale pour la réconciliation est ainsi présentée comme un cadre de référence destiné à accompagner la Libye vers une stabilisation politique et sociale durable, condition essentielle à toute perspective de relance institutionnelle et économique.
MK/AK/Sf/APA







