Le Caire a réitéré son soutien au rôle central du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) face à l’aggravation des crises à Gaza et au Soudan, appelant à un accès sans entraves de l’aide et à la protection des civils.
L’Égypte a réaffirmé mercredi son plein soutien au « rôle-clé » du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dans la gestion des crises humanitaires régionales, en particulier en Palestine et au Soudan. Cette position a été exprimée par le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, lors d’un échange téléphonique avec le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, selon un communiqué officiel diffusé au Caire.
Au cours de cet entretien, les deux responsables ont passé en revue la dégradation rapide de la situation humanitaire dans plusieurs zones de conflit de la région, notamment dans la bande de Gaza et au Soudan. Abdelatty a souligné l’urgence d’intensifier la mobilisation internationale afin de répondre à des besoins humanitaires jugés critiques, dans un contexte marqué par la poursuite des hostilités, les déplacements massifs de populations et l’effondrement des services essentiels.
S’agissant de la Palestine, le chef de la diplomatie égyptienne a insisté sur la nécessité de garantir « un accès total » de l’aide humanitaire, médicale et de secours à la bande de Gaza. Il a appelé à lever les obstacles entravant l’acheminement de l’assistance, soulignant que les conditions climatiques hivernales extrêmes aggravent la vulnérabilité des populations civiles.
Abdelatty a mis l’accent sur la protection des civils et sur l’accélération de la livraison des besoins de base, notamment les articles de secours et les abris mobiles, afin d’atténuer les souffrances des habitants de l’enclave.
Concernant le Soudan, le ministre a jugé prioritaire la mise à disposition de refuges sûrs pour les populations déplacées et la garantie d’un accès humanitaire sans entraves. Il a dénoncé de « graves violations » perpétrées contre les civils, en particulier dans la région d’El-Fasher et au nord du Kordofan, où les combats ont provoqué une détérioration rapide des conditions de vie et un afflux de déplacés internes. Abdelatty a souligné que l’OCHA joue un rôle essentiel dans la coordination des efforts de secours et dans la documentation des violations commises à l’encontre des civils.
Sur le plan diplomatique, cet échange s’inscrit dans une série d’initiatives menées par l’Égypte pour maintenir la question humanitaire au cœur de l’agenda international. Le Caire plaide de longue date pour une approche multilatérale renforcée, fondée sur le respect du droit international humanitaire et la protection des populations civiles dans les zones de conflit.
En réaffirmant son soutien à l’OCHA, l’Égypte entend consolider la coopération avec les Nations Unies et encourager une réponse internationale plus coordonnée face aux crises humanitaires persistantes en Palestine et au Soudan, alors que les besoins sur le terrain continuent de croître à un rythme soutenu.
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