Le Congrès américain a abrité mardi soir 6 janvier à Washington une rencontre célébrant le partenariat stratégique liant le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique.
Cette cérémonie trouve son ancrage dans la plus ancienne et la plus profonde des relations diplomatiques entretenues par Washington avec ses partenaires à travers le monde.
S’inscrivant dans le cadre de l’initiative « Project Legacy Morocco », cette soirée a réuni plus de 200 convives, entre dignitaires politiques, sénateurs, congressmen, hauts-responsables militaires, diplomates, ainsi qu’une représentation élargie de la communauté marocaine aux États-Unis. Une présence de très haut niveau qui témoigne de l’unanimité dont jouit le Royaume du Maroc auprès des décideurs américains, toutes formations politiques confondues, et du partenariat exceptionnel liant Rabat et Washington, érigé en modèle abouti de relations agissantes et structurées autour d’une vision claire et d’un engagement constant, indique-t-on de source diplomatique marocaine.
La soirée a été marquée par des allocutions de plusieurs sénateurs et congressmen républicains et démocrates qui ont tenu à saluer l’amitié séculaire et la relation spéciale entre les Etats-Unis et le Maroc, qui trouvent leur origine dans la décision historique du Royaume de devenir, en 1777, la première nation à reconnaître l’indépendance de la jeune République américaine.
Le sénateur républicain Tim Sheehy a rappelé qu’à une époque où « la nation américaine cherchait à s’imposer sur la scène internationale, le Maroc a été l’un des rares pays à lui apporter son soutien et à reconnaître sa légitimité ».
« Aujourd’hui, et en ces temps d’incertitudes, qu’il s’agisse de la guerre contre le terrorisme ou des nouvelles menaces, il est plus important que jamais d’investir dans nos alliances et de rester fermes dans ces relations », a dit le sénateur du Montana.
De son côté, le sénateur démocrate Tim Kaine a insisté sur l’importance stratégique de l’axe Rabat-Washington, relevant l’intérêt pour les Etats-Unis, qui commémorent cette année le 250e anniversaire de leur indépendance, de célébrer également cette relation spéciale avec « notre plus ancien partenaire diplomatique, le Royaume du Maroc ».
Kaine, également ancien gouverneur de la Virginie, a souligné que la relation avec le Maroc reste « très importante pour les Etats-Unis et elle ne fera que gagner en importance ».
Pour sa part, le congressman démocrate Jimmy Panetta a affirmé que près de 250 ans plus tard, le Maroc reste aujourd’hui l’un des plus anciens alliés de l’Amérique « avec lequel nous entretenons des relations de grande qualité tant aux niveaux diplomatique, militaire qu’économique ».
Il a rappelé que le Royaume du Maroc reste le seul pays du continent africain à être lié par un accord de libre-échange avec les États-Unis.
L’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani, a souligné que grâce aux choix et à la vision du Roi Mohammed VI, « il est aujourd’hui possible de célébrer non seulement les acquis innombrables d’un partenariat stratégique ancré dans l’histoire, mais également les perspectives ambitieuses d’une relation d’amitié et de confiance singulière ».
« Près de 250 ans de relations diplomatiques ne s’improvisent pas : elles se construisent, se renforcent et se préservent, tant elles reflètent avant tout un engagement qui n’a jamais flanché, une amitié qui n’a jamais hésité, et une vision qui a toujours fait valoir un sens particulier de loyauté, de compréhension et de respect » a-t-il dit.
« Rien ni personne ne pouvait, il y a 250 ans, prévoir que deux nations si éloignées géographiquement deviendraient les partenaires d’exception qu’elles sont aujourd’hui, avec tout le particularisme qui caractérise leurs relations », a fait observer M. Amrani.
Seul pays africain à avoir conclu un accord de libre-échange avec les États-Unis, le Maroc est également le premier pays à avoir lancé le plus grand exercice militaire conjoint sur le continent avec Washington, a-t-il rappelé lors de cette soirée .
Sous le leadership du roi Mohammed VI, le Maroc s’érige en «pilier de stabilité, de modération et de leadership tourné vers l’avenir», a, pour sa part, affirmé le directeur adjoint principal chargé de la lutte contre le terrorisme au Conseil National de Sécurité (NSC) relevant de la Maison Blanche, Rudolph Atallah.
«Le Maroc a continué de renforcer son rôle de pilier de stabilité, de modération et de leadership tourné vers l’avenir dans une région très complexe. Et la vision de Sa Majesté le Roi a permis d’approfondir le partenariat entre le Maroc et les États-Unis dans les domaines de la sécurité, du développement économique et de la coopération régionale», a souligné le responsable américain, relevant que le Royaume est un partenaire fiable
Le responsable de la Maison Blanche a fait observer que « lorsque des défis se présentent (…) le Maroc a toujours su être très fiable et réagir de manière discrète, professionnelle et cohérente ». Il ne s’agit pas là d’une « alliance de convenance, mais d’une alliance fondée sur la confiance et la responsabilité partagée », a-t-il lancé.
AK/ac/APA





