Le National democratic institute (NDI) a organisé une séance de sensibilisation sur la non-violence et le renforcement de la cohésion sociale en période électorale, ce jeudi 27 novembre 2025, au Centre d’écoute de Wassakara, un quartier de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan.
Cette initiative, qui a débuté le 27 septembre 2025, vise notamment à conscientiser les populations et à contribuer à la retenue lors de la période électorale, en prévision des élections législatives du 27 décembre 2025.
La rencontre a réuni des responsables d’organisations non gouvernementales et d’associations, des chefs de communautés, des leaders de jeunesse et de femmes, des guides religieux et des chefs de quartiers de la commune de Yopougon.
François Traoré, directeur résident du NDI en Côte d’Ivoire, a souligné que les périodes électorales sont souvent marquées par des tensions, alors que l’élection « n’est pas la guerre, mais consiste à choisir la femme ou l’homme que nous souhaitons voir nous représenter. »
Un film institutionnel de 19 minutes a été diffusé, mettant en lumière les conséquences des violences post-électorales et l’importance du vivre-ensemble. Les participants ont exprimé leur détermination à contribuer activement à des élections apaisées.
François Traoré a rappelé qu’en 2020, il y a eu beaucoup de morts suite à l’élection présidentielle. Ces événements, a-t-il indiqué, ont motivé l’élaboration d’un film documentaire sous un programme antérieur du NDI dénommé Communauté Résiliente par le Dialogue et l’Art (CORDIAL).
Ce documentaire fait intervenir des victimes dont les témoignages apportent « beaucoup de leçons et de conseils ». Selon lui, sa diffusion permet à « chacun de dire ce qu’il a appris, ce qui est bon, mais aussi ce qui doit être fait pour éviter des conflits, pour qu’il n’y ait pas de guerres et de palabres. »
A l’approche des élections législatives du 27 décembre 2025, il a jugé nécessaire « de comprendre ces choses et de savoir que les élections, ce n’est pas des conflits, mais une compétition où le meilleur gagne, et puis tout le monde applaudit et on part de l’avant pour le pays. »
Tuo Yacouba, représentant la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a souligné la nécessité de rappeler l’importance de préserver un climat « serein, apaisé et inclusif » durant la période des élections législatives.
Dans un contexte électoral, il a estimé qu’il revient « collectivement de veiller à ce que la compétition politique, légitime et nécessaire, ne se transforme jamais en confrontation sociale », soutenant que la diversité des opinions et des projets de société doit être perçue comme une « richesse, un moteur de vitalité démocratique et non comme une source de division. »
Koïta Abdoul Kader, représentant le maire de Yopougon, Adama Bictogo, a dit être « touché » par l’initiative prônée par le NDI et a félicité cette organisation pour le travail abattu sur le terrain pour permettre aux communautés de s’exprimer.
Il a invité les populations, et surtout les jeunes, à ne pas se laisser manipuler, recommandant aux participants de faire de la paix leur « tasse de thé quotidienne ». Yopougon, la plus grande commune du pays, connaît à chaque période électorale des tensions politiques.
Après la projection du film, les populations ont exprimé leurs émotions et appelé les jeunes à la responsabilité, soulignant qu’ils sont souvent manipulés et deviennent les victimes des crises politiques. Les intervenants ont encouragé l’unité, le respect des résultats électoraux et rappelé que la politique n’est pas une guerre.
Ils ont également insisté sur le rôle des familles, surtout des mères, dans la cohésion sociale, et sur la nécessité d’éduquer et de sensibiliser pour prévenir les violences. Ils ont appelé à l’union de toutes les communautés, convaincus que seule la paix permettra de construire un avenir meilleur.
AP/APA





