La 3ᵉ édition de l’Université libérale d’Abidjan, tenue ce jeudi 13 novembre 2025, sur les berges de la lagune Ebrié, a réuni les libéraux africains autour du thème : « Jeunesses et femmes : renforcer l’avenir libéral de la Côte d’Ivoire ».
A l’ouverture de la 3e session de l’Université libérale d’Abidjan, Sidi Tiémoko Touré, le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, vice-président de l’Internationale libérale, a rappelé que depuis sa création, l’Université libérale s’est imposée comme un « espace d’apprentissage, de réflexion et d’action ».
Cette université, dira-t-il, se veut un lieu où se « forment les convictions, où s’affûtent les compétences et où se dessine une nouvelle génération de libéraux africains, conscients de leurs responsabilités, enracinés dans leurs valeurs et ouverts sur le monde ».
Poursuivant, le ministre Sidi Tiémoko Touré a fait savoir que le thème abordé cette année est un « appel à l’action », car une société ne peut se construire durablement sans la créativité de sa jeunesse et la force de ses femmes.
Cette édition qui était articulée autour de trois ateliers qui traduisent la volonté de l’organisation de faire du libéralisme non seulement « une idée, mais une expérience collective, un chemin de transformation », a relevé le ministre Sidi Touré.
Sur le thème : « Génération liberté : renforcer l’engagement civique des jeunes », Sidi Touré les a invités à être curieux, audacieux et responsables, et à faire en sorte que leur engagement civique ne soit pas une « posture, mais une promesse tenue envers leur génération ».
Sidi Touré a, par ailleurs, encouragé les femmes engagées dans l’atelier sur le thème « Femmes leaders : de la participation à l’influence », à s’approprier les outils nécessaires, soutenant qu’une « femme éduquée, c’est toute une nation qu’on forme. »
A l’endroit des parlementaires et des responsables politiques, présents à l’atelier de cadrage de l’Alliance des parlementaires libéraux, il a rappelé que le temps est venu d’inscrire leurs idées dans les lois, dans les valeurs et de faire entendre la voix de la liberté à la tribune des parlements africains.
Il a invité chacun à faire de cette université un moment d’échanges, un point de départ, un moment d’unité et de progression vers l’avenir, souhaitant que chaque atelier, chaque échange, chaque idée devienne « universelle dans cette grande flamme du libéralisme africain ».
Remy Edmundson, vice-président du Réseau libéral africain (RLA), a souligné que la participation des jeunes et des femmes en politique ne devrait pas seulement être un sujet « d’exclusion, mais un sujet pour renforcer la paix et la sécurité ».
Il a exprimé le souhait qu’à la fin de cette session, ils soient plus « autonomes », avec les outils nécessaires pour prendre part à la vie politique de leur pays.
De son côté, Mme Bénédicte Koffi, chargée de programme à la Fondation Friedrich Naumann Côte d’Ivoire, a salué l’engagement de Sidi Touré, relevant que sous son impulsion, l’Université libérale s’est imposée comme un « espace de dialogue, d’apprentissage et d’innovation intellectuelle au service de la liberté ».
Selon Bénédicte Koffi, pour que la vision libérale soit opérationnelle, il faut agir selon certains axes, à savoir renforcer les capacités, faciliter l’accès aux ressources, adopter un cadre institutionnel et adapter le cadre institutionnel existant. Elle a invité les dirigeants et la société civile à investir dans les jeunes et les femmes.
Mariétou Dieng, vice-présidente du parti sénégalais REWMI, a salué cette initiative qui participe « activement à la considération des valeurs libérales et à la promotion du développement durable sur le continent africain ».
Elle a insisté sur leur devoir, en tant que citoyens et leaders, de rester « vigilants et engagés » dans la défense des valeurs démocratiques, dans la promotion de la paix sur le continent et de la sécurité dans la région.
Les libéraux, quant à eux, doivent apporter des solutions concrètes face aux défis actuels, notamment ceux liés aux impacts des changements climatiques, qui sont désormais une réalité inévitable, a ajouté Mariétou Dieng.
« Nous devons agir pour une justice fiscale qui garantisse l’équité territoriale et réfléchir à des budgets nationaux qui soient orientés vers des outils plus cautionnables et pertinents pour les populations », a-t-elle poursuivi.
Mariétou Dieng s’est félicitée de ce que cette édition ait permis d’échanger des idées, de forger des partenariats solides et d’inspirer une nouvelle génération d’acteurs engagés pour une Côte d’Ivoire et une Afrique plus forte, plus libre et plus prospère.
AP/Sf/APA







