En visite officielle à Port-Soudan, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Aty, a réaffirmé l’appui du Caire à l’armée soudanaise et au Gouvernement d’union nationale.
Le ministre égyptien Badr Abdel-Aty a réaffirmé le soutien au GUN, condamné les violences survenues à El Fasher et appelé à une solution politique inclusive pour mettre fin au conflit.
Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué que M. Abdel-Aty avait souligné la détermination de l’Égypte à « se tenir aux côtés du Soudan pour préserver sa sécurité, sa souveraineté et l’unité de ses institutions nationales », en particulier les Forces armées soudanaises. Le chef de la diplomatie a également dénoncé « sans équivoque » les exactions commises contre les civils à El Fasher, exigeant la cessation immédiate des hostilités.
Le ministre a réaffirmé le soutien total de l’Égypte au Gouvernement d’union nationale, précisant que son pays suivait « de près l’évolution de la situation » et poursuivait ses efforts de médiation, en coordination avec les partenaires régionaux et internationaux, notamment dans le cadre du Quartet sur le Soudan. Ces efforts visent à instaurer un cessez-le-feu durable et à promouvoir un processus politique global.
Sur le plan bilatéral, les discussions ont également porté sur la coopération entre les deux pays en matière de sécurité hydrique. L’Égypte et le Soudan ont réitéré leur position commune sur la gestion des eaux du Nil oriental, insistant sur « le respect du droit international » et rejetant « toute action unilatérale » susceptible de porter atteinte à leurs droits historiques sur le fleuve.
Le général Abdel Fattah al-Burhan a pour sa part exprimé sa gratitude envers le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour son « soutien constant » au peuple soudanais. Il a salué « la solidarité fraternelle et les liens historiques » unissant Khartoum et Le Caire, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coordination régionale face aux défis sécuritaires et humanitaires du pays.
Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans un conflit sanglant opposant l’armée nationale aux Forces de soutien rapide (FSR), qui a fait plus de 15 000 morts et provoqué le déplacement de près de 9 millions de personnes, selon l’ONU. Avec plus de 1 200 km de frontière commune, l’Égypte s’est imposée comme un acteur régional clé plaidant pour une issue politique et la restauration d’un État soudanais unifié.
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