Le président Abdelmadjid Tebboune a présidé ce dimanche la réunion du Conseil des ministres, au cours de laquelle plusieurs décisions structurantes ont été arrêtées, touchant à la loi de finances 2026, à la gestion de l’eau et à la politique foncière.
En Conseil des ministres, le chef de l’État algérien a d’abord validé le projet de loi de finances pour 2026, en insistant sur une ligne de prudence budgétaire et de rationalisation administrative. Aucun impôt supplémentaire ne devra peser sur le pouvoir d’achat, a-t-il martelé, tout en appelant à une réforme en profondeur de l’Office national des statistiques (ONS). Celui-ci sera modernisé et décentralisé, avec des antennes locales destinées à mieux refléter la réalité économique des communes.
L’exécutif est également sommé de revoir l’assiette fiscale afin d’améliorer le recouvrement et de lutter contre la fraude, tout en stimulant l’investissement et la concurrence.
Concernant la gestion de l’eau, Abdelmadjid Tebboune a demandé une étude approfondie sur la construction de cinq nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer, priorisant les zones à forte densité de population et à faible pluviométrie, notamment les Hauts-Plateaux. La distribution de l’eau dessalée devra couvrir un rayon d’au moins 250 kilomètres à partir des côtes, a-t-il précisé, avant de reporter la validation définitive du plan d’approvisionnement au prochain Conseil des ministres.
Sur la question foncière, le président a opposé une fin de non-recevoir à la déclassification de nouvelles terres agricoles, refusant que des terrains cultivables soient sacrifiés pour des projets publics. Il a ordonné au gouvernement de privilégier d’autres options pour mobiliser du foncier, tout en préservant le patrimoine agricole national.
En clôture, le Conseil des ministres a également adopté deux textes instituant une médaille de l’Armée populaire nationale et de nouvelles décorations militaires, destinées à récompenser les services rendus à la nation.
Par cette réunion, Abdelmadjid Tebboune entend rappeler sa ligne de conduite : prudence budgétaire, gestion stricte des ressources hydriques et défense du foncier agricole, dans un contexte de fragilités économiques persistantes et de pression sociale croissante.
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