Les quotidiens et portails d’information ouest-africains du lundi 29 septembre 2025 reviennent sur des débats politiques et judiciaires, des prises de position diplomatiques fortes ainsi que sur des mobilisations professionnelles et électorales.
Au Sénégal, Seneweb rapporte que les magistrats en charge des affaires de reddition des comptes se heurtent à une difficulté majeure : la fuite à l’étranger de plusieurs dignitaires de l’ancien régime, dont Mamadou Guèye, Mamour Diallo, Doudou Ka, Mame Mbaye Niang et Me Moussa Bocar Thiam. Ces derniers, installés en France, au Maroc, aux États-Unis ou au Canada, sont visés par des enquêtes du Pool judiciaire financier et de la Haute cour de justice. Si l’ex-président Macky Sall bénéficie de l’immunité, ses proches restent exposés. Mais, comme l’explique Me Papa Doudou Sow dans Wal fadjri, « l’extradition n’est pas une exigence, mais une convention d’entraide entre États », ce qui rend la procédure longue et complexe. Le Dr Mbaye Cissé rappelle que, malgré les conventions d’entraide et d’extradition signées avec la France, la mise en œuvre reste diplomatiquement lourde.
Dans un autre registre, Dakaractu revient sur les propos de Macky Sall lui-même, qui, lors d’un entretien avec H5 Motivation, a reconnu que son nom circule pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU. L’ancien président insiste sur la nécessité de réformer l’organisation afin d’éviter « la loi du plus fort », plaidant pour un multilatéralisme renforcé et une diversification des financements. Toutefois, il conditionne une éventuelle candidature à un large soutien, notamment du Conseil de sécurité et des pays africains.
Au Mali, Maliweb reprend largement le discours du Premier ministre Abdoulaye Maïga devant l’Assemblée générale de l’ONU le 26 septembre. Présenté comme un « manifeste », ce discours a marqué une rupture diplomatique, notamment avec l’Algérie accusée de « posture inamicale », mais aussi avec la France et l’Ukraine dénoncées comme « sponsors étatiques » du terrorisme. Le chef du gouvernement malien a affirmé que l’AES opte pour l’autodéfense panafricaniste, tout en annonçant le retrait de ses membres du Statut de Rome. En appelant à une refondation du multilatéralisme et en insistant sur la création d’une Banque confédérale, Abdoulaye Maïga a projeté la Confédération des États du Sahel comme une puissance régionale assumant sa souveraineté.
Sur un ton plus apaisé, AIB (Burkina Faso) s’arrête sur la célébration de la journée mondiale du pharmacien organisée par le Conseil régional de l’ordre de Bobo-Dioulasso. Trois jours d’activités, dont un cross et une séance d’aérobic, ont permis de promouvoir la santé et de renforcer la cohésion entre pharmaciens et partenaires. Selon le Dr Abdoul Aziz Djiré, « cette célébration est une opportunité pour mettre en lumière l’engagement et les missions essentielles des pharmaciens ».
En Guinée, Africaguinee rapporte que le général Mamadi Doumbouya, après le référendum, a fixé quatre principes cardinaux pour l’action publique : collégialité, solidarité, probité et abnégation. Le chef de l’État guinéen exige des résultats rapides, un suivi rapproché des réformes législatives et un plan pour le déploiement des nouvelles institutions, le tout en parfaite cohérence avec le calendrier électoral.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net souligne la mise en garde du procureur Koné Braman Oumar aux administrateurs de pages en ligne et influenceurs. Alors que les élections approchent, le magistrat a annoncé « la fin de la récréation » et promis des poursuites contre les dérives langagières. « La récréation est terminée. Nous allons passer à la vitesse supérieure », a-t-il averti, insistant sur la responsabilité des administrateurs de pages qui devront désormais filtrer les contenus haineux ou diffamatoires.
Enfin, au Bénin, Banouto note que le parti d’opposition « Les Démocrates », dirigé par Boni Yayi, a lancé un appel à candidature pour désigner son duo en vue de la présidentielle d’avril 2026. Le processus, encadré par un comité de 15 membres, impose des critères stricts aux postulants, dont une caution de 25 millions de FCFA et la preuve d’un ancrage territorial. La date limite est fixée au 4 octobre 2025.
Sf/APA







