Le gouvernement malien a adopté vendredi 26 septembre le projet de loi de finances 2026, prévoyant des recettes en hausse à 3 057,8 milliards de francs CFA et un déficit réduit à 520,4 milliards. Le texte sera transmis au Conseil national de Transition pour examen.
Le Conseil des ministres malien a adopté ce vendredi 26 septembre à Bamako le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Selon le communiqué officiel, les recettes budgétaires sont fixées à 3 057,792 milliards de francs CFA, contre 2 739,697 milliards dans la loi de finances rectifiée de 2025. Cette progression de 318,095 milliards représente une hausse de 11,61 %.
Les dépenses publiques pour 2026 s’élèvent à 3 578,217 milliards de francs CFA, contre 3 279,886 milliards dans la loi de finances rectifiée de 2025, soit une augmentation de 298,331 milliards, équivalente à 9,10 %. Le déficit global prévu est de 520,425 milliards de francs CFA, en baisse par rapport aux 540,189 milliards enregistrés en 2025, ce qui traduit une réduction de 3,66 %.
Le projet de loi a été élaboré conformément à la loi organique n°2025-038 du 15 août 2025 relative aux lois de finances, qui définit les règles de préparation, de présentation, d’adoption et d’exécution du budget de l’État. Il sera transmis au Conseil national de Transition pour examen et adoption avant son entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
La version rectifiée de la loi de finances 2025 avait fixé les recettes à 2 739,697 milliards et les dépenses à 3 279,886 milliards, pour un déficit de 540,189 milliards. L’évolution prévue pour 2026 reflète donc une consolidation progressive des comptes publics, avec une augmentation des recettes plus rapide que celle des dépenses, entraînant une réduction du déficit.
Le gouvernement explique cette trajectoire par l’application de nouvelles mesures fiscales et par une mobilisation plus soutenue des ressources internes. Les prévisions de dépenses intègrent, selon les documents officiels, la poursuite des investissements publics dans les secteurs prioritaires, notamment la sécurité, l’énergie, les infrastructures, l’éducation et la santé.
Le projet de budget 2026, désormais transmis au pouvoir législatif, constitue la base de la politique budgétaire du pays pour l’année à venir et servira de cadre aux engagements de financement, aux négociations avec les partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux priorités nationales définies par les autorités de la transition.
MD/ac/Sf/APA






