Entre le Sénégal, le Mali, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Bénin, l’actualité du jour en Afrique de l’Ouest oscille entre faits divers, réformes éducatives, cyberattaques, débats constitutionnels et querelles politiques.
À Saint-Louis du Sénégal, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic illicite de migrants (DNLT) a interpellé quatre ressortissants bangladais entrés clandestinement au Sénégal après avoir quitté la Mauritanie, rapporte Seneweb repris par Libération. Les mis en cause ont expliqué fuir une vague d’expulsions en Mauritanie et avoir été guidés par un ami pakistanais resté introuvable. Tous ont été déférés au parquet.
Dans la capitale sénégalaise, la décision du ministère de l’Éducation nationale d’interdire les téléphones portables à l’école continue d’alimenter le débat. Selon Dakaractu, la population accueille globalement la mesure avec satisfaction, voyant un moyen de réduire la tricherie. Mais certains parents et enseignants demandent une concertation plus large, arguant que les téléphones peuvent aussi être utiles aux élèves. La proviseure du lycée Lamine Guèye, Marème Bâ Fall, salue la clarification du ministère et souligne l’importance d’encadrer l’usage du numérique sans freiner ses apports pédagogiques, notamment avec l’introduction progressive de l’intelligence artificielle.
Au Mali, l’ambiance était double : festive et tendue. Comme le rapporte Maliweb, le défilé militaire et civil du 22 septembre a suscité une vague de fierté et de soutien populaire aux Forces armées maliennes (FAMa). Des témoins y voient un symbole de résilience et de puissance retrouvée. Mais dans le même temps, Maliactu fait état d’une cyberattaque ayant paralysé les sites de l’ORTM et des FAMa le jour de l’indépendance. Revendiquée par un groupe se présentant comme la Cyber résistance de l’Armée malienne (CRAM), elle aurait été menée par des militaires mutins en représailles aux arrestations récentes décidées par le gouvernement de Transition.
Au Burkina Faso, la ministre de l’Action humanitaire, Pélagie Kaboré, a défendu à New York, lors de la réunion marquant les 30 ans de la conférence de Beijing, les réformes entreprises pour améliorer les conditions de vie des femmes, note l’AIB. Elle a mis en avant les avancées dans l’éducation, la santé et l’autonomisation économique, tout en reconnaissant les défis persistants liés au contexte sécuritaire.
En Guinée, le gouvernement a proclamé l’« adoption provisoire » de la nouvelle constitution issue du référendum du 21 septembre. Comme le mentionne Africaguinee, le ministre de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé, a annoncé un taux de participation de 86,42 % et une victoire du oui à près de 90 %. Le texte doit encore être validé par la Cour suprême.
En Côte d’Ivoire, la tension monte après le rejet de la candidature de Pascal Affi N’Guessan (FPI) à la présidentielle du 25 octobre. Abidjan.net indique que l’ancien Premier ministre a déposé plainte contre X, accusant la CEI d’avoir utilisé un document falsifié pour invalider sa candidature. Affi conteste fermement les irrégularités relevées et appelle la justice à le rétablir dans ses droits, dénonçant de graves anomalies dans la liste électorale.
Enfin, au Bénin, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji a brisé le silence sur son positionnement politique en vue de la présidentielle de 2026. Selon Banouto, il dément avoir déjà choisi un camp malgré les rumeurs de soutien au candidat Romuald Wadagni. Houngbédji affirme que sa décision sera concertée avec les militants de son courant politique et guidée par des valeurs de principe.
Sf/APA





