Face aux faibles taux d’absorption des crédits alloués aux États, une formation de la Banque Ouest-africaine de développement vise à familiariser des agents financiers sénégalais avec les nouvelles procédures de passation de marchés de la BOAD, dans l’objectif d’optimiser l’exécution des projets de développement.
La Banque Ouest-africaine de développement (BOAD) a lancé, ce mardi, une session de formation destinée aux acteurs de la chaîne de commande publique du Sénégal, visant à améliorer les taux de décaissement des projets financés par l’institution.
« L’objectif de la présente session de formation est de permettre aux acteurs de la commande publique que vous êtes, de se familiariser avec ces nouveaux outils mis au point par la Banque, dans la perspective d’améliorer les taux de décaissement des projets », a expliqué M. Alexis Kiema, Responsable de l’Unité Passation des Marchés à la BOAD Lomé.
S’exprimant au nom de la Cheffe de la mission résidente de la BOAD au Sénégal, Mme Kouamé Koussa Bagna Balkissa, absente du pays, M. Kiema a signalé que plusieurs rapports de fin d’exécution de projets financés par la Banque relèvent que la non maîtrise des procédures de passation des marchés est l’un des facteurs explicatifs des faibles taux d’absorption des crédits alloués aux États.
Pour répondre à cette problématique, a-t-il informé, la BOAD s’est dotée de nouvelles politiques et procédures de passation des marchés, inspirées des bonnes pratiques et standards internationaux, ainsi que des directives communautaires sur la commande publique.
La formation abordera ainsi trois volets principaux pour relever ce défi. Il s’agit des politiques et procédures de passation des marchés de la Banque, les dossiers-types d’appel d’offres avec leurs divers canevas, ainsi que les politiques et procédures de prévention et de lutte contre la fraude et la corruption. Les exposés sont assurés par une équipe d’experts chevronnés de la BOAD venus du siège de l’institution.
Avec plus de cinq décennies d’activité, la banque affiche un bilan impressionnant. Au 30 juin 2025, l’institution a financé 1 449 projets publics et privés pour un montant global de 9 791,5 milliards de FCFA. Pour le Sénégal spécifiquement, les financements atteignent 1 735,4 milliards de FCFA répartis sur 222 projets.
Ces investissements couvrent des secteurs stratégiques tels que le développement agricole et rural, les télécommunications, les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’approvisionnement en eau potable, l’électricité et l’industrie.
ARD/ac/Sf/APA






