En ce mardi 26 août 2025, l’actualité ouest-africaine illustre un continent aux enjeux multiples : instabilité politique à Dakar et en Guinée, pauvreté et mendicité au Mali, scrutin présidentiel imminent en Côte d’Ivoire, et mesures locales pour la sécurité et l’éducation au Burkina Faso et au Nigéria. Entre tensions institutionnelles et initiatives citoyennes, la région témoigne à la fois de fragilités et de résiliences.
À Dakar, la capitale sénégalaise, la gestion municipale reste marquée par les clivages politiques. Selon Seneweb, la ville compte désormais un nouveau maire, Abass Fall de Pastef, élu ce lundi 25 août 2025 à l’issue d’un conseil municipal extraordinaire, succédant à Ngoné Mbengue, maire par intérim. Le site se fait l’écho du fait que la Cour suprême statuera parallèlement sur la contestation de Barthélémy Dias, ancien maire destitué il y a huit mois. D’après Seneweb, cette succession s’inscrit dans un contexte où Dakar a connu cinq maires en sept ans, dont deux destitués à la suite de conflits politico-judiciaires, soulignant le poids stratégique et électoral de la ville.
Au Mali, les défis sociaux demeurent préoccupants. D’après Maliweb, les mendiants et talibés, souvent des enfants issus de zones rurales frappées par la pauvreté ou l’insécurité, continuent de peupler les rues des villes. Le site fait état des conséquences des crises sécuritaires depuis 2012, qui ont forcé de nombreuses familles à s’installer en ville, aggravant la précarité. Cependant, Maliweb mentionne également des initiatives locales : l’ONG Kanuya a formé plus de 120 jeunes en couture et en mécanique pour réduire leur dépendance à la mendicité.Tandis que des associations comme Yiriwa et Musow Ka Tila mettent en place des cantines scolaires et des microcrédits pour femmes vulnérables. Par ailleurs, Bamada.net rapporte que la Cour d’appel a renvoyé l’examen de la dissolution de partis politiques devant la Cour Suprême pour conformité constitutionnelle.
En Guinée, Africaguinee revient sur la suspension de l’UFDG pour 90 jours. Le président du parti, Cellou Dalein Diallo, s’apprête à prendre la parole pour présenter une stratégie de riposte et mobiliser les alliés du parti face à ce qu’il décrit comme une « confiscation des droits et libertés ».
La Côte d’Ivoire se prépare à l’élection présidentielle prévue en octobre 2025. Abidjan.net rapporte qu’à la veille de la date limite de dépôt des candidatures, plus d’une trentaine de dossiers ont été enregistrés auprès de la CEI, incluant des figures politiques telles que Jean-Louis Billon, Pascal Affi N’Guessan, Simone Ehivet Gbagbo et Tidjane Thiam. La décision du Conseil Constitutionnel sur la recevabilité des candidatures est attendue pour le 10 septembre prochain, selon le même site.
Dans le domaine de la sécurité et du développement local au Burkina, AIB mentionne que la délégation spéciale de Kombissiri a lancé l’opération « un village, au moins une moto pour les VDP » afin de renforcer les capacités opérationnelles des Volontaires pour la Défense de la Patrie. L’Agence d’information du Burkina s’intéresse également à l’appel du Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, à l’accompagnement des forces de sécurité et des populations dans la protection du territoire.
Au Bénin, Banouto fait état du jugement de la Cour constitutionnelle qui a déclaré que le règlement intérieur modifié de l’Assemblée nationale, voté le 8 juillet 2025, n’était pas conforme à la Constitution en raison d’une omission concernant la composition du cabinet du président de l’Assemblée. La décision souligne l’importance du contrôle institutionnel et du respect des normes légales pour la bonne gouvernance parlementaire.
Dans le domaine judiciaire et social, Fatunetwork rapporte qu’à Tallinding, en Gambie, une femme de 25 ans a été arrêtée pour tentative présumée de meurtre sur son nouveau-né, mettant en lumière des enjeux de pression sociale et de stigmatisation liés aux questions matrimoniales. Par ailleurs, d’après Punch Nigéria, le président Bola Tinubu a insisté sur l’élimination des établissements d’enseignement supérieur illégaux, fermant 22 institutions et réaffirmant la nécessité d’une régulation stricte du système éducatif.
Enfin, dans la sphère politique togolaise, Icilome fait un zoom sur les initiatives de Marguérite Gnakadé, ancienne ministre, qui dénonce publiquement la corruption et les violations des droits humains, appelant les Togolais à s’unir pour défendre le peuple face à la gouvernance du président Faure Gnassingbé.
Sf/APA





