Le ministre d’Etat, Adjoumani Kouassi Kobenan, porte-parole principal du RHDP, le parti au pouvoir, s’est prononcé ce mercredi 20 août 2025, sur l’affaire de fuite d’une conversation privée impliquant le président du PDCI (opposition), Tidjane Thiam.
Le leader du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’ex-CEO de Crédit Suisse, M. Tidjane Thiam, est accusé d’avoir fait fuiter une conversation avec le ministre ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme, diffusée sur les réseaux sociaux.
« Ce que Thiam a fait, c’est ce qu’on appelle la divulgation des correspondances, qui est une grave infraction, et une infraction pénale qui est prévue, et qui est également punie par la loi », a indiqué M. Adjoumani Kouassi, lors d’une conférence de presse.
« Moi, j’ai l’impression que mon frère Thiam, que certainement j’aime bien, n’a vraiment pas le comportement d’un homme d’Etat », a martelé le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières.
Il a rappelé qu’« il avait déjà étalé sur la place publique des prétendues confidences que lui auraient faites le président (Alassane Ouattara) », ajoutant que « vous allez à un rendez-vous avec le président, vous parlez et vous sortez de ce rendez-vous, vous venez exposer ce que vous avez dit. »
« Est-ce que vous avez vu le président (Alassane Ouattara) réagir (à cela) ? C’est ça le propre d’un grand homme d’Etat. Aujourd’hui, on n’est donc pas surpris qu’il le fasse avec le ministre de la Justice », a souligné M. Adjoumani Kouassi.
« Le comble, c’est que lorsqu’il était à Crédit Suisse, il mettait sur écoute ses propres collaborateurs. Et qui s’assemblent se ressemblent. Moi-même, j’ai été victime de cela avec son porte-parole (au PDCI, Soumaila Bredoumy). Alors que j’étais en communication avec lui au téléphone, il m’a enregistré et il a publié », a-t-il dit.
« Ce n’est pas bien que des conversations soient exposées (sur la place publique). Si par extraordinaire, je touche du bois, ce monsieur parvient à avoir une petite parcelle de pouvoir, comme président de la République, il va exposer toute la Côte d’Ivoire », a-t-il poursuivi.
Selon la loi sur la cybercriminalité, en Côte d’Ivoire, « est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et de 1 million de FCFA d’amende, quiconque de mauvaise foi, ouvre ou supprime, retarde ou détourne des correspondances électroniques. »
AP/Sf/APA







