La plus haute juridiction du pays a rejeté le 5 août le recours de Maurice Kamto contre son exclusion de la présidentielle du 12 octobre, validant ainsi la décision d’ELECAM fondée sur une double investiture.
Le Conseil constitutionnel du Cameroun a validé mardi douze candidatures pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, tout en confirmant l’invalidation de Maurice Kamto, rejetant son recours et validant ainsi la décision d’Élections Cameroon (ELECAM). Sur les 35 recours déposés par des candidats recalés et des cadres de partis, seul celui d’Hilaire Nzipang du Mouvement progressiste (MP) a été accepté.
Maurice Kamto, principal opposant au président sortant Paul Biya et candidat malheureux en 2018 avec plus de 14 % des voix, ne pourra donc pas participer au scrutin. Sa candidature avait été invalidée pour « pluralité d’investiture » : il s’était présenté sous la bannière du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), ce qui contrevient aux règles du Code électoral exigeant une investiture unique.
La décision du Conseil constitutionnel, rendue le 5 août 2025, met un terme définitif aux démarches juridiques entreprises par les avocats de Kamto. Me Hippolyte Meli Tiakouang, son avocat, a dénoncé un verdict politique, affirmant que la juridiction est « à 3 % droit et à 97 % politique », soulignant l’unanimité du rejet sans aucune réserve.
Cette exclusion de Kamto, qui était jusqu’ici le principal rival de Paul Biya, suscite une vive controverse au sein de l’opposition et renforce les inquiétudes quant à l’équité du scrutin présidentiel. Parallèlement, la validation des candidatures restantes ouvre la voie à une compétition à douze, incluant celle du président sortant, officialisée le 13 juillet.
AC/Sf/APA







