Rabat et Abuja ont montré leur détermination commune à poursuivre le renforcement des relations de coopération bilatérale pour servir les intérêts des deux peuples et contribuer au développement et à la stabilité du continent africain.
Le Maroc et le Nigéria ont convenu de renforcer leur coopération bilatérale dans les domaines de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’inclusion économique, à l’occasion d’une réunion de haut niveau tenue mercredi à Abuja entre la ministre d’État nigériane en charge du Travail et de l’Emploi, Nkeiruka Onyejeocha, et l’ambassadeur du Royaume au Nigéria, Moha Ou Ali Tagma.
Cet entretien s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite officielle que Mme Onyejeocha effectuera prochainement au Maroc à l’invitation de son homologue marocain, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences. Il a permis de poser les jalons d’un partenariat technique renforcé, notamment en matière de qualification des jeunes et de modernisation des dispositifs de formation.
À la lumière des orientations issues de la visite historique du Roi Mohammed VI à Abuja en décembre 2016, les deux parties ont réaffirmé leur attachement à une coopération sud-sud structurante, articulée autour d’axes stratégiques tels que l’emploi des jeunes, la transformation numérique et les projets d’intégration régionale. Le projet du Gazoduc Nigéria-Maroc a, à cet égard, été cité comme un levier déterminant de convergence entre les deux économies.
Dans une déclaration à l’Agence marocaine de presse (MAP), Mme Onyejeocha a salué « l’expertise du Maroc en matière de formation professionnelle, notamment dans les secteurs en mutation comme les énergies renouvelables, les technologies numériques ou l’agriculture durable ». Elle a exprimé le souhait de s’en inspirer pour structurer au Nigéria des programmes adaptés aux nouvelles réalités économiques.
La responsable nigériane a également souligné l’intérêt de mutualiser les efforts dans le domaine de la digitalisation des services de l’emploi et de la formation, afin de garantir une meilleure adéquation entre l’offre de compétences et les besoins des marchés du travail en Afrique de l’Ouest. Une telle convergence, a-t-elle plaidé, est essentielle pour faire face aux défis communs liés à la démographie, à l’informalité et à la mobilité des jeunes actifs.
Le dialogue maroco-nigérian sur ces questions devrait se poursuivre dans les prochaines semaines, avec en ligne de mire la signature de nouveaux accords de partenariat visant à renforcer l’intégration des jeunesses africaines dans des modèles de croissance durables et inclusifs.
MK/Sf/ac/APA






