Les autorités du Puntland, Etat de facto indépendant de la Somalie, ont confirmé la mort de Farah Aydiid Jama, fonctionnaire du consulat éthiopien à Garowe, la capitale.
Selon des informations locales, les autorités du Puntland ont attribué le meutre de Farah Aydiid Jama, survenu dimanche 20 avril, à des assassins d’Al-Shabaab.
S’adressant aux médias locaux, le procureur général de l’administration du Puntland oriental, Avv Cabdillaahi Xirsi, aconfirmé que Farah Aydiid Jama avait été tué à Las Anod par des hommes
armés non identifiés, qu’il a identifiés comme des membres présumésd’Al-Shabaab.
Les agresseurs n’ont pas encore été appréhendés.
Selon le procureur général, Farah a été enlevé à son domicile de Las Anod, « brutalement torturé, puis exécuté ».
Son corps, portant de graves traces de violences physiques, a été découvert abandonné dans la vallée de Ceelka Goojacade, à la périphérie de la ville.
« Il a été violemment battu, puis abattu. Son corps porte des traces de torture », a déclaré le procureur général Avv Cabdillaahi, cité par Horn Diplomat.
Une lettre, prétendument rédigée par le consulat général d’Ethiopie au Puntland, datée du 13 janvier 2025 et diffusée par les médias locaux, mentionnait la nomination de Farah Aydiid comme coordinateur communautaire et soutien aux citoyens éthiopiens de la région.
La lettre, signée par Yidnekachew Tekele, chargé d’affaires, précisait que sa mission était de « coordonner et soutenir les Éthiopiens, compte tenu de la situation actuelle, dans les zones frontalières et de rendre compte au consulat ».
A ce jour, le ministère éthiopien des Affaires étrangères n’a pas officiellement confirmé la mort de Farah Aydiid Jama, ni s’il était un fonctionnaire en service actif au consulat d’Éthiopie à Garowe au moment du meurtre.
Les autorités de l’Eastern Sool n’ont pas non plus publié de communiqué complet à ce sujet, et les enquêtes sur l’assassinat sont en cours.
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