Fitch Ratings a confirmé la note IDR en devises étrangères à long terme de l’Égypte à « B », assortie d’une perspective stable, consolidant ainsi la position du pays dans la catégorie des émetteurs présentant un risque élevé mais stable.
Fitch Ratings, l’une des trois principales agences mondiales de notation financière, aux côtés de Moody’s et Standard & Poor’s (S&P), confirme l’Égypte à la note « B » pour les capacités de remboursement de la dette.
Dans son rapport, l’agence souligne le rôle central de l’accord avec le Fonds monétaire international, qui prévoit une Facilité Élargie de Crédit de 8 milliards de dollars, comme pierre angulaire des perspectives économiques de l’Égypte.
Cette ligne de financement est considérée comme un levier essentiel pour la stabilité macroéconomique et budgétaire.
Fitch anticipe une progression des investissements directs étrangers (IDE), qui pourraient atteindre 15 milliards de dollars à l’horizon 2026, soit 3,8 % du PIB.
Cette évolution serait notamment portée par les investissements immobiliers en provenance des pays du Conseil de coopération du Golfe.
Parallèlement, les réserves internationales devraient représenter l’équivalent de 4,2 mois de paiements extérieurs courants d’ici la fin de l’exercice 2026, un niveau relativement conforme à la médiane des États notés « B ».
Le rôle de l’agence est d’évaluer la capacité d’un État, d’une entreprise ou d’une institution financière à rembourser sa dette, en attribuant une note (ou rating) qui reflète le niveau de risque de défaut. Ces notes vont de « AAA » (risque extrêmement faible) à « D » (défaut de paiement).
Pour mémoire, Fitch avait relevé le 1er novembre 2024 la note de l’Égypte de « B- » à « B », en raison de l’amélioration des flux d’investissement, notamment grâce à l’accord de développement du site côtier de Ras El Hekma, qui a permis de renforcer les réserves en devises.
SL/ac/APA







