Le ministre ivoirien du Commerce et de l’industrie, Souleymane Diarrassouba, a échangé ce jeudi 3 avril 2025, avec les industriels sur les problématiques du développement économique, à la deuxième journée de la 3e édition de la Foire Made in Côte d’Ivoire (FOMCI 2025).
Au cours d’un petit-déjeuner débat, le ministre Souleymane Diarrassouba, a recueilli les préoccupations des industriels afin d’apporter des réponses et déployer la vision du gouvernement sur certaines problématiques de développement.
Cet échange, fructueux, a eu lieu dans le hall d’exposition de la FOMCI 2025, qui se déroule du 2 au 6 avril 2025, au Parc des expositions d’Abidjan, autour du thème : « Cap sur la compétitivité et l’innovation ». La foire a enregistré 160 exposants et une vingtaine de filières en attraction.
La rencontre a réuni des directeurs généraux et des représentants des entreprises exposant à la FOMCI 2025, ainsi que des faîtières du secteur privé. Le ministre a assuré que le gouvernement s’attelle à améliorer le climat des affaires en Côte d’Ivoire.
Il a appelé, en dépit des crises endogènes et exogènes, les acteurs du secteur privé, à être résilients, compétitifs et à avoir dans leurs stratégies de croissance l’innovation, la qualité et le respect des normes, pour conquérir les marchés régionaux et internationaux.
Charles Diplo, directeur exécutif de l’Association des professionnels de l’emballage en Côte d’Ivoire (APECI), a évoqué une taxe de 50 Fcfa par Kg sur la production d’emballage, de plastique, de métal et de papier. Toute chose qui pourrait impacter le coût des produits finis.
Cette taxe, une extension de l’imposition sur le plastique, instaurée en 2022 par l’Etat de Côte d’Ivoire dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’environnement, vise la durabilité environnementale et la préservation de la biodiversité.
Le ministre du Commerce, Souleymane Diarrassouba, a relevé les enjeux du changement climatique, qui sont aujourd’hui tangibles, interpellant les entreprises du secteur industriel sur cette problématique qui doit être au cœur de leur stratégie.
Sur l’environnement des affaires, Souleymane Diarrassouba a déclaré que malgré les contraintes budgétaires, le gouvernement ivoirien a engagé des travaux pour améliorer les infrastructures socio-économiques, et surtout la sécurité des biens et des personnes.
Pour élargir l’assiette fiscale, le gouvernement a entrepris le recensement des apprenants dont quelque 500 000 ont été identifiés afin de les accompagner et les faire migrer vers le secteur formel. Il a, d’ailleurs, rappelé que la pression fiscale en Côte d’Ivoire est de 14,3%, en dessous du seuil de l’Uemoa qui est de 20%.
La question de la disponibilité de l’énergie électrique, en continu, a été soulevée par plusieurs industriels qui observent que la crise énergétique, survenue depuis 2021, n’est pas totalement maîtrisée avec des coupures intermittentes.
Le ministre a admis que la ressource énergétique est un facteur de compétitivité, tout en faisant savoir que, parfois, les problèmes viennent de l’approvisionnement en gaz pour faire tourner les turbines. Ainsi, l’Etat envisage d’atteindre un mix énergétique de 45% d’ici à 2030.
Les industriels ont demandé la démocratisation de l’énergie. Le fourniture d’énergie, en continu, disent-ils, leur permet de pouvoir planifier la production et de mieux conserver les intrants qui peuvent être avariés pour mauvais conditionnement.
Sur l’évolution des prix des intrants, une préoccupation des industries agro-alimentaires, le ministre a évoqué « les inflations importées » avec les crises telles que la Covid-19 et le conflit russo-ukrainien. Il s’est réjoui de ce que les grandes surfaces utilisent 40 à 60% des produits locaux.
Le ministre a, par ailleurs, partagé qu’une direction du Commerce électronique a été mise en place au sein du ministère du Commerce et de l’industrie pour définir le parcours client, pour les courses en ligne, afin d’accroître le capital confiance entre les parties.
Il a esquivé l’inquiétude des industriels, mentionnant que « l’AES reste (toujours) dans notre union douanière de l’UEMOA ». Par conséquent, il n’y a pas de changement pour la commercialisation des produits dans cet espace communautaire.
AP/APA







