Plus de 100 éleveurs de volailles et leurs facilitateurs, dans la province du Matabeleland Sud au Zimbabwe, ont obtenu leur diplôme à l’issue d’un programme de formation de deux ans, soutenu par les Nations Unies et visant à lutter contre la résistance
aux antimicrobiens (RAM).
Une formation a été dispensée à une centaine d’éleveurs du Sud du Zimbabwe, pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) grâce à des pratiques agricoles responsables, une biosécurité renforcée et une réduction de l’utilisation des antibiotiques.
Cette initiative, menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec le soutien du Fonds Fleming et en partenariat avec le gouvernement du Zimbabwe, s’est conclue la semaine dernière par la remise des diplômes à 106 participants.
Le programme a été mis en œuvre par le biais des Ecoles pratiques
d’élevage de poulets de chair (FFS), qui servent de centres
participatifs pour le transfert de connaissances et les démonstrations
pratiques.
Patrice Talla, coordonnateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique
australe, a déclaré que ces remises de diplômes illustrent comment les
FFS dotent les agriculteurs de compétences pratiques pour accroître la productivité tout en promouvant une utilisation raisonnée des antimicrobiens.
« Ces cérémonies témoignent du rôle essentiel des FFS, en particulier
pour les poulets de chair, en tant que centres participatifs de
transfert de connaissances. Elles permettent aux agriculteurs
d’acquérir les compétences nécessaires pour gérer leur production tout en promouvant une utilisation raisonnée des antimicrobiens afin de lutter contre la RAM », a-t-il affirmé. La formation a débuté en
février 2024 par un atelier de trois semaines destiné aux
facilitateurs gouvernementaux et communautaires. Cet atelier a été
suivi de l’identification des agriculteurs, de la mise en place de programmes de formation adaptés au contexte local et de trois cycles complets de production de poulets de chair par unité de formation.
Les agriculteurs ont appris à renforcer la biosécurité, à réduire les risques de maladies et à minimiser le recours aux antibiotiques, conformément à l’initiative RENOFARM de la FAO, qui promeut des systèmes agroalimentaires durables.
M. Talla a indiqué que la FAO prévoit d’étendre ce modèle à davantage de districts, d’intégrer les enseignements tirés à des initiatives agroalimentaires plus vastes et d’intensifier la surveillance, afin de garantir la durabilité et la résilience dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
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