L’Egypte lancera de nouvelles obligations d’Etat -baptisées « obligation du citoyen »-, lesquelles seront accessibles directement aux particuliers dès dimanche 22 février via le réseau national de la Poste, selon un communiqué officiel publié au Caire.
Selon un communiqué publié sur la page officielle du ministère égyptien des Finances le jeudi 19 février, parlant des nouvelles obligations « du citoyen », le ministre en charge du secteur, Ahmed Kouchouk a indiqué que « le lancement de ce nouvel outil d’épargne témoigne de notre volonté d’inclure davantage les citoyens dans les circuits de l’investissement public »,
En finance, l’obligation est un titre de créance dont le fonctionnement est similaire à celui d’un prêt bancaire. Elle assure un revenu fixe, à échéance fixe et sur une période donnée, ce qui en fait un placement fiable et moins risqué pour un horizon d’investissement à court ou moyen terme.
Ce mécanisme, l’« obligation du citoyen » est un titre de dette émis par l’Etat égyptien, permettant aux particuliers de prêter leur épargne au gouvernement en échange d’un remboursement garanti, assorti d’intérêts réguliers et fixes.
Conçue pour renforcer l’inclusion financière, cette nouvelle obligation en livres égyptiennes est accessible via les bureaux de poste avec un ticket d’entrée minimal fixé à 1 000 livres égyptiennes.
L’originalité de « L’obligation du citoyen » réside dans sa structure. Contrairement aux outils classiques, souvent réservés aux institutions financières, ce titre propose un rendement périodique fixe et avantageux, versé mensuellement aux souscripteurs. La durée de cet investissement est fixée à 18 mois, offrant ainsi un compromis idéal entre liquidité et rentabilité à court terme.
« Ce titre se distingue par sa facilité de rachat et offre un niveau de sécurité maximal, l’Etat s’en portant garant », a souligné Kouchouk dans le communiqué.
« En transformant les bureaux de poste en véritables centres d’investissement de proximité, l’Etat espère toucher toutes les franges de la société, même celles traditionnellement éloignées des circuits bancaires classiques », a expliqué le ministre.
« L’utilisation de notre réseau reflète la solidité de nos capacités opérationnelles et notre rôle national dans le soutien aux politiques financières de l’Etat », a indiqué Dalia El-Baz, présidente du conseil d’administration de la Poste Egyptienne.
Le lancement de ces obligations intervient quelques jours seulement après l’annonce par l’Egypte d’un ensemble de protections sociales (aide financière, support du secteur agricole et de santé, …) d’un montant de 40 milliards de livres, effectif dès le premier jour du Ramadan.
AK/Sf/APA







