Face à la situation socioéconomique de plus en plus préoccupante et à l’érosion continue du pouvoir d’achat, le syndicat des enseignants tchadiens exige le respect des engagements de l’Etat.
la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de N’Djaména exprime la vive impatience des enseignantes et enseignants face à la lenteur persistante dans l’application du décret n°2850 relatif au statut particulier des personnels du secteur de l’éducation. Ce décret prévoit notamment des indemnités et des primes essentielles, dont le chiffrage et la mise en œuvre tardent toujours, plongeant les enseignants dans une attente injustifiée.
La section provinciale rappelle avec insistance au gouvernement l’urgence absolue de signer et d’appliquer sans délai le protocole d’accord afférent audit décret, car la patience des enseignants a atteint ses limites. Le respect des engagements pris par les autorités est désormais impératif.
Dans ce contexte tendu, la
section provinciale exige la levée immédiate du moratoire suspendant les autorisations d’études, mesure jugée pénalisante et injuste pour les enseignants. Ce moratoire compromet gravement les perspectives de formation et de perfectionnement professionnel, pourtant indispensables à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. La section appelle ses militants à rester mobilisés et déterminés, convaincus que seule la persévérance permettra d’aboutir à une issue favorable.
Tout en invitant l’ensemble des enseignants à continuer d’assurer normalement les cours dans les établissements, la section les exhorte à demeurer vigilants et prêts à s’engager dans des actions syndicales d’envergure si les revendications légitimes ne trouvent pas de réponses concrètes.
La section provinciale dénonce enfin avec fermeté la léthargie des autorités face aux préoccupations du corps enseignant et appelle à une prise de conscience rapide afin de préserver la dignité, les droits et l’avenir de l’éducation.
CA/Sf/APA







