Au Soudan du Sud, l’organisation Save the Children alerte sur une dégradation dramatique de la situation humanitaire dans l’État de Jonglei, à l’est du pays.
Dans certaines zones touchées par les violences et les inondations, des enfants et des familles en sont réduits à survivre en consommant des feuilles, des nénuphars et parfois des semences destinées aux plantations.
Selon l’ONG, la crise alimentaire s’est fortement aggravée après plusieurs mois d’escalade des violences, entraînant la suspension d’activités humanitaires et des déplacements massifs de populations. Save the Children a notamment dû interrompre ses opérations dans le comté d’Akobo East et relocaliser son personnel en raison de l’insécurité, après un précédent retrait à Walgak où ses installations avaient été attaquées et pillées.
Sur le terrain, les témoignages décrivent des familles totalement coupées de l’aide, parcourant de longues distances dans des zones inondées pour trouver de quoi se nourrir. Des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, tandis que d’autres sont contraints de travailler ou risquent des mariages précoces pour soutenir leur famille.
Les données du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) indiquent qu’une large partie du pays est en situation d’insécurité alimentaire aiguë, avec un risque de famine dans plusieurs comtés du Jonglei. Plus de 7,8 millions de personnes sont concernées, et des centaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère nécessitant une prise en charge urgente.
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