La mort par balles de deux routiers égyptiens â Khartoum survient dans un contexte de forte insécurité au Soudan, où la protection des civils et la sécurisation des axes de transport demeurent des enjeux majeurs.
Selon un communiqué de la diplomatie égyptienne, un homme armé a ouvert le feu sur un groupe de chauffeurs égyptiens à Khartoum. À la suite de l’attaque, le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a chargé l’ambassadeur d’Égypte au Soudan, Yasser Sorour, de prendre immédiatement contact avec les autorités locales afin d’établir les circonstances des faits, de s’enquérir de l’état de santé du ressortissant blessé et d’organiser le rapatriement des dépouilles des deux victimes.
Les autorités soudanaises ont confirmé l’arrestation du suspect, selon les informations transmises par l’ambassade d’Égypte. L’ambassadeur a également rencontré le gouverneur de Khartoum, qui lui a présenté ses condoléances et s’est informé de la situation du 3e chauffeur blessé. Selon l’équipe médicale chargée de sa prise en charge, celui-ci devait subir une intervention chirurgicale en urgence. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur l’identité du suspect, ses motivations présumées ou les circonstances précises de la fusillade.
Cet épisode souligne les risques auxquels sont exposés les travailleurs étrangers dans une capitale toujours confrontée aux conséquences de la guerre. Pour les transporteurs routiers, la circulation des marchandises et le déplacement des conducteurs constituent des opérations particulièrement sensibles dans un environnement marqué par l’instabilité sécuritaire. Les circonstances de cette attaque restent toutefois à établir, et aucun élément communiqué à ce stade ne permet de la rattacher directement aux affrontements entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide (FSR).
L’incident survient alors que Le Caire et Khartoum affichent leur volonté de préserver leurs relations bilatérales. Plus tôt lundi, Badr Abdelatty s’était entretenu par téléphone avec son homologue soudanais, Mohieddin Salem. Les deux responsables ont réaffirmé les liens historiques entre leurs pays et leur engagement à poursuivre la coordination et les consultations sur les questions d’intérêt commun. Cette proximité diplomatique n’efface cependant pas les défis sécuritaires auxquels les ressortissants égyptiens peuvent être confrontés sur le territoire soudanais.
Parallèlement, l’armée égyptienne a fait état d’une opération menée dans le cadre de sa campagne contre l’exploitation illégale de l’or dans le désert Oriental, sans préciser le bilan ni les éventuels dégâts. Son porte-parole, le colonel Ahmed Etman, a appelé les populations égyptienne et soudanaise à ne pas se laisser influencer par des « rumeurs trompeuses » ou par des agendas étrangers susceptibles, selon lui, de fragiliser leurs relations.
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