Une frappe de drone a visé un village de Baidoa, capitale de l’État du Sud-Ouest somalien, faisant un nombre indéterminé de morts et de blessés parmi les habitants, a annoncé l’administration de la ville dans un communiqué publié durant le week-end.
L’administration locale a affirmé que les forces turques, actuellement présentes dans ce pays de la Corne de l’Afrique, seraient à l’origine de l’attaque de drones sur la ville de Baidoa, faisant de nombreux morts et blessés parmi les habitants.
La frappe présumée intervient alors que les combats s’intensifient entre les forces alliées au gouvernement fédéral somalien et les combattants de l’ancien président de l’État du Sud-Ouest, Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen.
Dans son communiqué, l’administration locale a accusé le président somalien Hassan Sheikh Mohamud et la Turquie de mener des attaques répétées et indiscriminées contre des civils à Baidoa et dans les zones environnantes.
Depuis l’année dernière, la Turquie est devenue un important partenaire sécuritaire de la Somalie, fournissant au gouvernement fédéral des équipements militaires, des formations et d’autres formes d’assistance en matière de sécurité. Son soutien militaire fait toutefois l’objet d’une surveillance accrue alors que les divisions politiques s’approfondissent en Somalie.
« L’hostilité de Hassan et de la Turquie envers la population du Sud-Ouest se manifeste par des frappes aériennes indiscriminées qui tuent des civils vivant à Baidoa et dans les zones environnantes. Les frappes aériennes qui ont eu lieu la nuit dernière en sont un nouvel exemple », indique le communiqué.
Les détails de la dernière frappe n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Ces accusations interviennent après un autre incident survenu à Doolow, dans la région de Gedo, au cours duquel l’ancien commandant du corps pénitentiaire somalien, le général Mahad Abdirahman Aden, également connu sous le nom de Shub, a survécu à une attaque après qu’un drone a frappé sa résidence.
L’incident de Doolow a provoqué des manifestations dans certaines zones de Gedo, les protestataires accusant les forces turques d’interférer dans les affaires intérieures de la Somalie.
Certains manifestants ont brûlé un drapeau turc, signe d’une colère croissante face au rôle présumé d’Ankara dans le conflit.
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