L’Algérie entend renforcer les capacités des jeunes et soutenir leurs initiatives, une orientation présentée comme un axe important de sa politique en direction de cette catégorie de la population.
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, a annoncé la décision algérienne de renforcer les capacités des jeunes, lors de sa participation à un rendez-vous international organisé à Iekaterinbourg, en Russie.
Le choix de l’investissement dans les jeunes répond à un enjeu qui dépasse les politiques sociales. Les autorités algériennes cherchent également à faire de la jeunesse un acteur du développement économique, de l’innovation et de la transformation du pays.
Le soutien aux initiatives constitue à ce titre un élément important. L’objectif est de créer des conditions permettant aux jeunes de transformer leurs compétences et leurs idées en projets concrets, qu’ils soient économiques, sociaux ou technologiques.
Cette orientation intervient alors que l’Algérie cherche à diversifier son économie et à réduire la dépendance aux activités liées aux hydrocarbures. La capacité du pays à mobiliser son capital humain devient donc un enjeu majeur pour accompagner cette transformation.
La question de l’emploi demeure également centrale. Le développement de nouvelles activités nécessite une main-d’œuvre mieux formée et capable de répondre aux besoins des entreprises, notamment dans les secteurs technologiques et les nouvelles activités industrielles.
Le gouvernement algérien insiste ainsi sur la nécessité d’investir dans les compétences et d’offrir davantage d’espace aux initiatives portées par les jeunes. Le Conseil supérieur de la jeunesse doit participer à cette dynamique en servant d’interface entre les aspirations de cette population et les politiques publiques.
L’enjeu consiste désormais à transformer cette orientation en résultats économiques concrets. Le développement de l’entrepreneuriat, l’accès aux financements, l’accompagnement des projets et l’insertion professionnelle restent déterminants pour donner une portée réelle aux politiques annoncées.
La démarche s’inscrit enfin dans une volonté d’ouverture internationale. La participation algérienne à des rencontres consacrées à la jeunesse permet également d’échanger sur les expériences étrangères et de positionner les jeunes Algériens dans des réseaux plus larges.
Pour Alger, l’investissement dans les capacités de la jeunesse apparaît ainsi comme une composante de la politique de développement du pays, avec un enjeu central : transformer le potentiel démographique en compétences, en projets et en activité économique.
MK/AK/Sf/APA





