L’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC) a annoncé avoir recouvré plus de 50 milliards de francs CFA d’avoirs d’origine criminelle et procédé à la saisie de plus de 5 000 biens depuis sa création.
Les résultats des saisies par l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC) ont été dévoilés jeudi à Dakar par le directeur général de l’institution, Mor Ndiaye, lors de la célébration du cinquième anniversaire de l’Office.
« En cinq ans, nous avons franchi le cap des 50 milliards de FCFA recouvrés et administré plus de 5 000 biens saisis », a déclaré Mor Ndiaye, saluant les progrès accomplis par cette structure spécialisée dans la gestion des avoirs issus d’activités criminelles.
Créé en juillet 2021 et opérationnel depuis mars 2022, l’ONRAC est chargé d’identifier, de gérer, de conserver et de valoriser les biens saisis ou confisqués dans le cadre de procédures judiciaires. Son action s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, la corruption, le financement du terrorisme et la criminalité organisée.
Le directeur général a souligné que les performances de l’Office connaissent une progression constante. En 2025, l’institution avait annoncé avoir recouvré plus de 35 milliards de FCFA. En l’espace d’un an, ce montant a ainsi dépassé les 50 milliards de FCFA, illustrant l’intensification des opérations de saisie et de recouvrement.
Au-delà des sommes récupérées, l’ONRAC assure la gestion d’un important patrimoine judiciaire composé de milliers de biens, notamment des immeubles, des véhicules, des équipements, des marchandises et des avoirs financiers. Cette mission vise à préserver la valeur de ces actifs jusqu’à la décision définitive des juridictions compétentes.
L’institution a également développé un mécanisme de valorisation des biens confisqués à travers des ventes publiques. Les recettes générées sont reversées au Trésor public lorsque les confiscations deviennent définitives, tandis que les fonds provenant des biens encore en procédure sont consignés jusqu’au jugement final.
Pour Mor Ndiaye, le recouvrement des avoirs criminels constitue aujourd’hui un outil essentiel de bonne gouvernance et de justice économique. En privant les réseaux criminels des profits issus de leurs activités, l’État renforce l’efficacité de la lutte contre la criminalité financière tout en contribuant à la protection des ressources publiques.
À l’occasion de ce cinquième anniversaire, le directeur général a réaffirmé la volonté de l’ONRAC de poursuivre le renforcement de ses capacités opérationnelles et de consolider la coopération avec les autorités judiciaires, les services d’enquête et les partenaires internationaux afin d’accroître l’efficacité du recouvrement des avoirs criminels.
TE/Sf/APA







