Le roi Mohammed VI a présidé ce jeudi 9 avril à Rabat un Conseil des ministres marqué par des annonces sur la saison agricole, la gouvernance territoriale, des textes juridiques et des nominations.
Réuni au Palais royal, le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs projets structurants, selon un communiqué du Cabinet royal. Deux projets de loi organique, un projet de décret relatif au domaine militaire, ainsi qu’un ensemble de conventions internationales et de nominations à de hautes fonctions ont été adoptés.
En ouverture, le souverain a interrogé le ministre de l’Agriculture sur le déroulement de la campagne en cours, dans un contexte marqué par un retour significatif des précipitations.
Les données présentées font état d’une pluviométrie moyenne de 520 mm, en hausse de 54% par rapport à la moyenne des trente dernières années. Cette évolution se traduit par une amélioration notable des réserves hydriques, avec des barrages atteignant 12,8 milliards de m³ et un taux de remplissage de 75%. Le ministère souligne que ces niveaux permettent de couvrir les besoins d’irrigation des cultures printanières et estivales, tout en sécurisant le démarrage de la prochaine campagne agricole.
Ce redressement hydrique s’accompagne de performances agricoles élevées. La production d’olives atteint 2 millions de tonnes (+111%), les agrumes 1,9 million de tonnes (+25%) et les dattes 160.000 tonnes (+55%). L’amélioration des pâturages contribue parallèlement à la reconstitution du cheptel national, conformément aux orientations royales. Ces résultats confirment le rôle central du secteur agricole dans la dynamique économique nationale et son exposition directe aux conditions climatiques.
Dans le prolongement de ces éléments conjoncturels, le ministre de l’Intérieur a présenté les grandes lignes d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré. Fondée sur une approche ascendante, cette stratégie repose sur l’identification des besoins au niveau local à travers des concertations élargies dans l’ensemble des préfectures et provinces. Le budget global prévisionnel s’élève à près de 210 milliards de dirhams (22,58 milliards de dollars) sur huit ans, avec une organisation articulée entre pilotage local et coordination nationale.
Ce chantier s’accompagne d’une évolution du cadre institutionnel. Un projet de loi organique relatif aux régions vise à renforcer leurs compétences et leurs ressources financières, tout en transformant les agences régionales d’exécution des projets en sociétés anonymes pour améliorer l’efficacité opérationnelle. Parallèlement, un second texte élargit la liste des établissements et fonctions soumis à nomination en Conseil des ministres, incluant notamment l’Agence nationale pour la protection de l’enfance.
Le Conseil a également approuvé un projet de décret relatif aux attachés militaires, complétant les dispositifs existants, ainsi que 15 conventions internationales. Celles-ci couvrent des domaines variés, allant du transport aérien à la coopération sécuritaire et numérique, avec une attention particulière portée à l’ancrage africain du Royaume, notamment à travers des accords liés à la cybersécurité et à l’Union africaine.
MK/AK/Sf/APA







