Les acteurs engagés dans la lutte contre la traite des êtres humains ont appelé à une collaboration renforcée, à un engagement politique durable et à une meilleure coordination afin de combattre ce phénomène dans l’État d’Edo, dans le sud du Nigéria.
Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion tenue mardi à Benin City, les acteurs engagés dans la lutte contre la traite des êtres humains ont estimé qu’une coopération accrue entre les agences gouvernementales, les organisations de la société civile et les partenaires au développement est désormais indispensable pour endiguer ce fléau.
La rencontre visait à renforcer les efforts collectifs en matière de prévention de la traite des êtres humains, de protection des victimes, de poursuite des auteurs et de promotion de partenariats efficaces entre les différents acteurs.
Parmi les participants figuraient des représentants d’établissements d’enseignement, d’organisations de la société civile, de groupes confessionnels, de chefferies traditionnelles et communautaires, ainsi que des médias.
Les participants ont identifié plusieurs obstacles majeurs à la lutte contre la traite des êtres humains, notamment le manque de sensibilisation du public, l’insuffisance des financements, l’ingérence familiale, la lenteur des procédures judiciaires et l’apparition de nouvelles méthodes de traite.
Ils ont également relevé d’autres difficultés, telles que la pression des pairs, certaines croyances culturelles et religieuses, la rivalité entre les agences, la sous-déclaration des cas et la faiblesse de l’application de la loi.
Les acteurs ont en outre déploré le manque de volonté politique, la faible coordination entre les organisations non gouvernementales et la réticence des victimes à coopérer avec les forces de l’ordre. Le communiqué souligne la nécessité de renforcer la collaboration institutionnelle et le partage régulier d’informations afin d’améliorer la prise en charge des victimes.
Le document insiste également sur l’importance de constituer une base de données exhaustive, de favoriser l’apprentissage entre pairs et de produire des informations fiables pour soutenir la recherche et les interventions fondées sur des données probantes.
Pour renforcer l’engagement des parties prenantes, les participants ont recommandé l’organisation de réunions trimestrielles, la mise en place de mécanismes réguliers de retour d’information, des programmes conjoints de renforcement des capacités et l’amélioration des dispositifs d’orientation des victimes.
Ils ont également plaidé pour la signature d’un protocole d’accord entre l’Agence nationale pour l’interdiction de la traite des personnes (NAPTIP), le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), et les organisations partenaires afin d’approfondir leur coopération.
« La NAPTIP a besoin de la volonté politique du gouvernement de l’État d’Edo dans la lutte contre la traite des êtres humains dans l’État », indique le communiqué.
Les parties prenantes ont aussi exhorté les organisations partenaires à renforcer leur soutien mutuel en participant aux programmes, en partageant leurs ressources et en mettant à profit leurs domaines d’expertise respectifs afin d’améliorer la qualité des services.
Dans le cadre des mesures destinées à pérenniser cette collaboration, le communiqué recommande une meilleure synergie entre les parties prenantes, le renforcement des partenariats, un suivi-évaluation plus efficace des activités ainsi qu’un meilleur retour d’information sur les orientations.
Les participants ont également préconisé la création d’un répertoire des activités des parties prenantes et la mise en place d’une plateforme WhatsApp pour faciliter la communication et le réseautage. La réunion s’est conclue par un engagement collectif à prévenir la traite des personnes, à protéger les victimes et à poursuivre les auteurs de ces crimes.
Les participants ont salué l’initiative de l’Agence nationale pour l’interdiction de la traite des personnes (NAPTIP) et du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), organisateurs de cette rencontre, et ont réaffirmé leur engagement en faveur de la lutte contre la traite des personnes dans l’État d’Edo.
Selon les médias locaux, des représentants des ministères, des départements, des agences gouvernementales et des forces de l’ordre ont également pris part à la réunion.
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