La recrudescence des violences dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, a provoqué le déplacement de 7 029 personnes entre le 21 septembre et le 27 octobre 2026, aggravant une crise humanitaire alimentée par près de neuf années d’insurrection armée.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les nouvelles attaques et les menaces de groupes armés non étatiques ont contraint des milliers de personnes à abandonner leurs domiciles. Les femmes et les enfants représentent près de 80 % des nouveaux déplacés.
La cheffe de mission de l’OIM au Mozambique, Dana Graber Ladek, a alerté sur la pression croissante exercée sur les communautés d’accueil, déjà fragilisées par des années de conflit.
Elle a souligné l’urgence de renforcer l’assistance humanitaire, notamment dans les domaines de l’alimentation, de l’hébergement et des soins de santé, afin de répondre aux besoins des familles déplacées et des populations qui les accueillent.
L’organisation indique que certaines familles ont été contraintes de fuir à plusieurs reprises. Parmi les nouveaux déplacés figurent notamment des femmes enceintes, des personnes âgées, des personnes handicapées et des enfants non accompagnés.
En octobre 2026, plus de 205 000 personnes déplacées étaient recensées sur 84 sites dans la province, où les enfants représentent plus de la moitié des populations affectées.
Depuis 2017, Cabo Delgado est le théâtre d’une insurrection menée par des groupes armés affiliés à l’organisation État islamique. Les violences ont fait des milliers de morts et provoqué des déplacements massifs de populations, entraînant des interventions militaires du Mozambique, du Rwanda et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
L’OIM met également en garde contre les conséquences de la diminution des financements humanitaires, qui compromet les opérations d’assistance alors que les besoins continuent de croître dans cette province du nord du pays.
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