Le Caire et Washington renforcent leur coopération économique et technologique à travers un accord-cadre destiné à soutenir le développement du secteur privé et à moderniser plusieurs infrastructures stratégiques égyptiennes.
L’Égypte et les États-Unis ont signé, mercredi 4 novembre, un accord-cadre sur les objectifs stratégiques visant à promouvoir leur « prospérité mutuelle ». L’entente prévoit notamment une enveloppe américaine de 125 millions de dollars pour soutenir la croissance du secteur privé égyptien et élargir les perspectives des entreprises américaines sur le marché local.
L’accord a été signé par Samar Al-Ahdal, vice-ministre égyptienne des Affaires étrangères chargée de la Coopération internationale, et Robert Silverman, chargé d’affaires de l’ambassade américaine au Caire. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Présenté par Washington comme le premier accord bilatéral de ce type entre les deux pays, ce dispositif vise à mobiliser les innovations institutionnelles et technologiques américaines pour améliorer les performances des systèmes hydrique et énergétique ainsi que des infrastructures égyptiennes.
Les secteurs de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de la santé et de l’éducation figurent également parmi les domaines prioritaires. La coopération prévoit aussi un volet consacré à l’intelligence artificielle, à la formation professionnelle et au développement des compétences, avec pour objectif de favoriser la création d’emplois et de nouvelles opportunités économiques.
Pour Washington, cet accord doit également renforcer l’efficacité et la transparence des programmes d’aide américaine. L’ambassade des États-Unis souligne qu’il permettra de mieux orienter les financements vers des projets à fort impact économique, tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux entreprises américaines dans plusieurs secteurs stratégiques.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un partenariat économique et institutionnel ancien. Le Caire et Washington sont notamment liés par l’accord de partenariat pour la croissance économique et le développement de 1994 et l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement de 1999.
Au-delà de son enveloppe financière, ce nouvel instrument traduit une volonté de donner une dimension davantage économique, technologique et productive à la relation bilatérale. Pour l’Égypte, confrontée à d’importants défis en matière d’infrastructures, de sécurité hydrique et de diversification économique, l’enjeu sera de transformer ce partenariat en investissements et en capacités locales durables.
MK/AK/APA





