Le Maroc et la Suède ont signé, mardi à Rabat, une déclaration d’intention visant à consolider la coopération bilatérale dans les domaines judiciaire et juridique.
L’accord entre le Maroc et la Suède, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, a été conclu lors d’une cérémonie tenue à l’occasion de la visite officielle de travail effectuée au Maroc, les 11 et 12 novembre, par le ministre suédois de la Justice, Gunnar Sören Folke Strömmer, selon un communiqué du ministère marocain de la Justice.
Signée par le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, et son homologue suédois, cette déclaration d’intention reflète la volonté commune des deux pays de renforcer leur partenariat, d’échanger leurs expertises et de promouvoir la coopération dans des domaines clés, tels que le développement des systèmes judiciaires, la lutte contre la criminalité organisée et la promotion des droits humains, ajoute le ministère.
L’accord a pour objectif d’établir un cadre opérationnel de coopération future entre les deux ministères à travers des projets et programmes conjoints au service de la justice dans les deux pays.
Les deux ministres ont tenu par la suite des entretiens bilatéraux approfondis, axés sur le renforcement du dialogue judiciaire et le développement du partenariat institutionnel à travers l’organisation de réunions de travail, d’ateliers d’échanges et de visites mutuelles entre les acteurs du secteur de la justice des deux pays.
Ouahbi a déclaré que « le Maroc s’engage à bâtir un système judiciaire transparent, moderne et ouvert à la coopération internationale ». Cité par le communiqué, il a ajouté : « Notre partenariat avec la Suède reflète nos valeurs communes de l’État de droit, des droits humains et de l’innovation institutionnelle ».
Pour sa part, M. Strömmer a rappelé que « la Suède et le Maroc bénéficient déjà d’une coopération fructueuse dans le domaine judiciaire », précisant qu’à travers cette déclaration d’intention, « nous approfondissons davantage cette coopération ».
Les principaux axes de la déclaration d’intention portent notamment sur le renforcement de l’État de droit, la protection des droits humains et des libertés fondamentales, ainsi que le développement de la coopération dans les domaines pénal, civil et commercial, selon le communiqué.
Il s’agit également de la promotion des modes alternatifs de règlement des différends, tels que la médiation, la conciliation et l’arbitrage, l’échange d’expertises et d’expériences dans les domaines de la numérisation judiciaire, de la bonne gouvernance et de l’amélioration de la qualité des services judiciaires, et le soutien aux efforts de modernisation de l’administration judiciaire et l’échange des meilleures pratiques entre les deux ministères.
L’accord souligne également l’engagement des deux parties à élargir les domaines de coopération dans le cadre des conventions internationales liant les deux pays, notamment la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, la Convention des Nations Unies contre la corruption, ainsi que la Convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité.
Ak/Sf/APA







