Plus de 2 000 personnes, militants associatifs et politiques ainsi que de simple citoyens, ont manifesté, samedi à Tunis, pour la défense des libertés politiques et une amélioration des conditions économiques, rapportent des médias.
Réunis « contre les injustices » sous la houlette du comité de défense d’Ahmed Souab, avocat condamné fin octobre à cinq ans de prison pour avoir critiqué le système judiciaire, plus de 2 000 protestataires ont marché pendant plus de deux heures dans le centre de Tunis, selon l’agence AFP.
« Liberté, liberté », ont scandé les manifestants vêtus de noir, en majorité des sympathisants d’ONG, rejoints par des militants des grands partis d’opposition venus sans bannières, ajoute la même source.
Les participants à ce mouvement de protestation ont réclamé la libération des dizaines d’opposants, journalistes, avocats et travailleurs humanitaires, emprisonnés ces dernières années, pour des accusations de complot contre le président ou en vertu d’un décret-loi sur les « fausses informations », à l’interprétation jugée trop large par les défenseurs des droits, selon le média français.
« Le peuple veut la chute du régime », ont lancé de nombreux manifestants, ciblant le président Kaïs Saïed, qui s’est emparé des pleins pouvoirs par un coup de force en 2012, deux ans après son élection.
La marche était encadrée par des dizaines de policiers en civils, parfois pris au dépourvu par plusieurs changements de parcours.
Plusieurs ONG tunisiennes et étrangères ont déploré une régression des droits et libertés depuis 2021.
AK/Sf/APA Avec AFP







